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Pékin rejette les accusations de l’UE concernant les données de TikTok

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Le gouvernement chinois affirme respecter scrupuleusement les règles de protection des données, alors que Bruxelles enquête sur d’éventuels transferts illicites vers des serveurs locaux.

Les autorités chinoises ont fermement nié toute implication dans des pratiques de stockage non autorisé d’informations personnelles, suite au lancement d’une procédure par les instances européennes à l’encontre de TikTok. Pékin a rappelé son engagement en faveur du respect des normes légales en matière de confidentialité, soulignant qu’aucune entreprise ou individu n’est incité à contourner la réglementation.

Cette réaction intervient après l’ouverture d’une enquête par l’autorité irlandaise de protection des données, mandatée par l’Union européenne, sur les conditions de conservation des données des utilisateurs européens. Les investigations portent notamment sur la possibilité que certaines informations aient été hébergées sur des infrastructures situées en Chine, en violation des dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD).

La plateforme, détenue par le groupe ByteDance, a déjà fait l’objet de sanctions financières pour des manquements antérieurs en matière de sécurisation des données. Elle avait alors reconnu des dysfonctionnements techniques ayant conduit à un stockage temporaire en Chine, tout en affirmant n’avoir jamais cédé aux demandes des autorités locales.

Les craintes des régulateurs européens reposent en partie sur la législation chinoise, qui permet aux services de sécurité d’accéder aux données dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou l’espionnage. L’enquête en cours vise à établir si TikTok a suffisamment protégé les informations de ses utilisateurs contre de telles intrusions.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de méfiance croissante des pays occidentaux à l’égard des applications chinoises, soupçonnées de servir des intérêts stratégiques sous couvert de services numériques. Les conclusions de l’enquête européenne pourraient influencer les futures relations commerciales entre Bruxelles et Pékin dans le secteur technologique.

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