Société
1er-Mai : la gauche unie (ou presque) pour défendre l’emploi industriel
À Dunkerque, les partis de gauche ont fait front commun autour des salariés d’ArcelorMittal, tandis que LFI marquait ses distances. Une journée sous le signe des divisions syndicales et des promesses de nationalisation.
Le 1er-Mai a pris des allures de plaidoyer pour la relance industrielle dans le Nord. Les dirigeants de la gauche, du PS aux écologistes en passant par François Ruffin, ont choisi Dunkerque pour porter leur message : la défense des emplois menacés chez ArcelorMittal, où 600 postes pourraient disparaître. Un symbole fort pour des formations qui cherchent à reconquérir l’électorat ouvrier, longtemps délaissé.
Dans un communiqué conjoint, ces partis – à l’exception notable de La France insoumise – ont exigé une intervention de l’État, allant jusqu’à évoquer une nationalisation du site sidérurgique. Ils réclament également des mesures protectionnistes pour l’acier français, dans un contexte de concurrence internationale accrue. Le député socialiste Boris Vallaud a même annoncé une proposition de loi pour placer l’usine sous tutelle publique.
François Ruffin, figure montante de la gauche radicale, n’a pas manqué de rappeler les échecs passés du PS, évoquant la promesse non tenue de François Hollande à Florange. Un rappel à l’ordre qui n’a pas ébranlé Olivier Faure, pourtant critique envers l’ancien président. De son côté, Marine Tondelier, dirigeante des écologistes, a salué cette mobilisation comme un « formidable symbole » de reconquête du terrain social.
Mais l’unité affichée masque mal les fractures. LFI a vivement critiqué l’initiative commune, y voyant une « opération politicienne ». Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, a déploré ne pas avoir été consulté. Une délégation insoumise était bien présente à Dunkerque, mais Jean-Luc Mélenchon a préféré s’exprimer à Paris, réaffirmant sa vision politique du 1er-Mai face à des syndicats qu’il juge trop timorés.
Les tensions entre LFI et les organisations syndicales, notamment la CGT, persistent. Sophie Binet, secrétaire générale de la centrale, a rappelé l’indépendance des syndicats, refusant toute instrumentalisation partisane. Un cadre insoumis, sous couvert d’anonymat, a rétorqué que les syndicats « ne proposaient rien » sur des sujets comme le pouvoir d’achat ou le racisme.
Entre défense de l’emploi, stratégies politiques et querelles d’ego, ce 1er-Mai illustre les défis d’une gauche en quête de cohésion. Reste à savoir si ces prises de position se traduiront par des actions concrètes pour les salariés d’ArcelorMittal – et au-delà.
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