Économie
Wall Street au sommet, le S&P 500 et le Nasdaq signent de nouveaux records
La Bourse de New York a clôturé en hausse mardi, portée par la stabilisation des prix du pétrole et la détente des rendements obligataires. Les deux…

La Bourse de New York a clôturé en hausse mardi, portée par la stabilisation des prix du pétrole et la détente des rendements obligataires. Les deux grands indices américains ont inscrit de nouveaux sommets, à une semaine de l’ouverture de la saison des résultats.
Le Dow Jones a pris 0,49%, soit 253,14 points, pour terminer à 51 521,04 points. Le S&P 500, l’indice le plus large, a gagné 45 points (0,58%) et s’est installé à 7 818,95 points. Le Nasdaq Composite a avancé dans le même temps de 122,48 points, soit 0,45%, à 27 599,79 points. Presque tous les grands secteurs qui composent le S&P 500 ont fini la séance dans le vert.
Ce rebond doit beaucoup au calme revenu sur le front de l’énergie. Les inquiétudes autour de l’approvisionnement en pétrole se sont relâchées après l’accord trouvé par le G7 pour libérer des réserves. Le geste a contribué à stabiliser les cours du WTI comme du Brent. Le soulagement se lit aussitôt du côté de la dette, où les rendements obligataires ont reculé. Quand le brut arrête de grimper, l’angoisse liée à l’inflation retombe, et les actions respirent mieux. Cette mécanique a rythmé les deux dernières semaines de cotation.
Le tableau n’est pas uniformément rose pour autant. Un rapport du département américain du Commerce montre que le déficit commercial des États-Unis s’est creusé en août bien plus que prévu, jusqu’à atteindre un niveau inédit. En cause, des importations dopées par une demande intérieure solide, un déséquilibre qui pourrait nourrir les pressions sur les prix. Côté taux, les marchés n’anticipent plus qu’à 19,4% une nouvelle hausse de la Réserve fédérale lors de sa réunion d’octobre, après le resserrement opéré le mois précédent. L’idée d’un tour de vis supplémentaire avait surtout été alimentée par la flambée du pétrole, sur fond de guerre entre les États-Unis et l’Iran et de crainte de répercussions plus larges sur les prix.
Les regards se tournent maintenant vers les publications trimestrielles, qui s’ouvriront mardi prochain avec les grands noms de la finance américaine. Les analystes attendent une progression d’environ 30% du chiffre d’affaires des entreprises du S&P 500 sur le troisième trimestre. Les groupes énergétiques devraient voir leurs résultats bondir de près de 115%, et les sociétés technologiques de plus de 66%.
Quelques valeurs ont particulièrement tiré leur épingle du jeu. Marvell Technology a grimpé de 5,8% après avoir relevé sa prévision de chiffre d’affaires pour son exercice fiscal 2028, invoquant une forte demande pour les puces qu’il conçoit à destination des centres de données. AMD a pris 2,8%, sa directrice générale Lisa Su ayant indiqué que le fabricant de semi-conducteurs comptait augmenter nettement ses livraisons l’an prochain afin de répondre aux besoins croissants de l’intelligence artificielle. Option Care Health s’est envolée de 32,7%, McKesson et Clayton Dubilier & Rice ayant convenu de racheter le groupe pour 5,8 milliards de dollars, dette incluse.
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