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Société

Victimes d’Epstein, une quête pour l’anonymat face à la divulgation judiciaire

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_**Des femmes ayant subi les agissements du délinquant sexuel demandent à un tribunal fédéral de protéger leur identité, alors que des milliers de pages de documents sont rendues publiques.**_

Un juge fédéral doit se pencher sur une demande urgente formulée par plusieurs femmes identifiées comme victimes de Jeffrey Epstein. Ces dernières, par l’intermédiaire de leurs conseils juridiques, sollicitent le retrait de leurs noms des listes et documents actuellement divulgués, invoquant la nécessité de préserver leur vie privée et leur sécurité. Selon leurs avocats, la publication de ces informations a déjà profondément affecté l’existence d’une centaine d’entre elles.

Le ministère américain de la Justice a reconnu avoir procédé, au cours du week-end, à l’examen et à la suppression de plusieurs milliers de pièces susceptibles de contenir, même involontairement, des éléments permettant l’identification des plaignantes. Cette opération fait suite à la mise en ligne, vendredi dernier, d’un volumineux lot d’archives liées à l’enquête sur Epstein. Cette publication s’inscrit dans le cadre d’une obligation légale de transparence héritée de l’administration précédente.

Parmi les millions de pages désormais accessibles, une quarantaine de photographies à caractère sexuellement explicite ou permettant de reconnaître des victimes ont été conservées. Ces images, décrites comme appartenant apparemment à une collection personnelle, soulèvent des questions supplémentaires. Les représentants des victimes ont également requis la désignation d’un tiers indépendant pour superviser les futures divulgations, afin d’éviter de nouvelles atteintes à la vie privée.

Jeffrey Epstein, personnalité mondaine influente à New York entre les années 1990 et 2000, faisait l’objet d’accusations pour l’exploitation sexuelle de nombreuses jeunes femmes, dont des mineures. Son décès par pendaison dans sa cellule en 2019, avant l’ouverture de son procès, avait suscité de nombreuses spéculations. La publication actuelle des documents ravive le débat sur l’équilibre entre transparence judiciaire et protection des victimes.

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