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Économie

Une usine Samsung au cœur d’une controverse environnementale et politique en Hongrie

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À quelques semaines d’élections législatives cruciales, un site industriel du géant sud-coréen, soutenu par le gouvernement, est accusé de négligences sanitaires et environnementales. Les révélations mettent en lumière les tensions entre impératifs économiques et protection des populations.

L’imposante usine de batteries pour véhicules électriques que le groupe Samsung exploite à Göd, une localité située à une trentaine de kilomètres au nord de Budapest, cristallise les inquiétudes d’une partie des riverains et des défenseurs de l’environnement. Des associations locales affirment que le complexe industriel, qui a bénéficié d’importants financements publics, expose son personnel et les environs à des risques sanitaires significatifs. Ces allégations interviennent dans un contexte politique tendu, à l’approche du scrutin du 12 avril.

Selon des informations publiées récemment, les autorités hongroises auraient eu connaissance de problèmes persistants sur le site sans ordonner sa fermeture. Un rapport des services de renseignement datant de 2023 aurait notamment conclu à une exposition des travailleurs à des substances cancérogènes au-delà des limites légales. Le gouvernement rejette fermement ces accusations, les qualifiant de manœuvres de l’opposition.

Sur place, le sentiment est partagé. Certains habitants, comme Erika Nemeth, expriment leur vive préoccupation face à l’expansion continue de l’usine et au manque perçu de transparence. D’autres, à l’image de Beata Peimli, déclarent faire confiance aux contrôles officiels. La municipalité de Göd se veut rassurante, assurant qu’aucune contamination liée aux activités de Samsung n’a été détectée lors des analyses menées sur son territoire.

Cette position est contestée par le collectif écologiste Göd-ERT. Celui-ci affirme avoir fait réaliser des prélèvements en 2022 ayant révélé la présence de N-méthyl-2-pyrrolidone, un solvant toxique, dans des puits d’eau. L’association et des journalistes d’investigation pointent également une série de sanctions administratives infligées à l’entreprise pour des manquements en matière de sécurité industrielle et de conditions de travail.

Le Premier ministre Viktor Orbán, dont la stratégie industrielle mise largement sur le secteur des batteries, a défendu le cadre réglementaire national, le présentant comme l’un des plus stricts d’Europe. De son côté, Samsung a réaffirmé par voie de presse son respect de toutes les normes en vigueur et sa volonté de transparence. Le dossier, qui mêle enjeux économiques, sanitaires et électoraux, reste sous haute surveillance.

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