Faits Divers
Une cyberattaque pilotée par l’IA percute les trains espagnols
Des pirates ont visé les systèmes de la compagnie ferroviaire espagnole en s’appuyant sur une intelligence artificielle, du jamais-vu dans le pays. Si des…


Des pirates ont visé les systèmes de la compagnie ferroviaire espagnole en s’appuyant sur une intelligence artificielle, du jamais-vu dans le pays. Si des données d’usagers ont fuité, rien de bancaire ni de vraiment sensible ne semble avoir été exposé.
La compagnie ferroviaire publique espagnole Renfe a reconnu avoir subi une intrusion informatique. Le piratage a permis aux assaillants de mettre la main sur une partie des informations liées à ses usagers, essentiellement des noms et des adresses de courrier électronique. La direction assure toutefois qu’aucun élément ne démontre que ce butin ait été rendu public. Mieux, les données bancaires, les moyens de paiement et les pièces d’identité semblent avoir été épargnés, tout comme les informations les plus délicates.
L’origine de l’incident remonte aux serveurs d’Adif, le gestionnaire public des infrastructures ferroviaires. Ces machines avaient été compromises en amont et se trouvaient reliées aux systèmes de la Renfe, ce qui a ouvert la brèche. L’épisode survient après plusieurs semaines de tentatives dirigées contre l’entreprise, toutes détectées et repoussées jusque-là. Le réseau, lui, continue de fonctionner sans accroc pour les quelque 531 millions de voyageurs transportés l’an passé.
Selon les éléments relayés par la presse, les auteurs auraient employé un outil d’intelligence artificielle comparable à celui d’Anthropic pour frapper le site d’Adif, resté inaccessible. Ce serait une première en Espagne dans le cadre d’une attaque visant le portail d’une entreprise publique. L’opération se serait étalée sur plusieurs jours et les criminels auraient raflé 500 gigaoctets de données. Interrogée, la Renfe est restée muette sur le nombre de personnes concernées comme sur la date exacte des faits. Le mode opératoire orienterait les enquêteurs vers un groupe basé à l’étranger.
Cet épisode s’inscrit dans une inquiétude qui monte à l’échelle planétaire autour de la puissance des outils d’IA. Plusieurs affaires de piratage ont déjà mis en cause des modèles développés par OpenAI, l’entreprise derrière ChatGPT, et par sa rivale Anthropic. Les alertes se multiplient sur le risque d’attaques hybrides, mêlant cyberincidents et autres manœuvres, visant les alliés occidentaux de l’Ukraine, quatre ans et demi après le début de l’invasion russe.
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