Économie
Un tournant écologique pour le transport maritime se joue à Londres
Les États membres de l’Organisation maritime internationale se prononcent ce vendredi sur un dispositif historique de décarbonation, tandis que Washington déploie une intense campagne de pression pour faire échouer le vote.
Les délégations réunies au siège londonien de l’OMI doivent se prononcer sur l’adoption d’un mécanisme inédit visant à accélérer la transition écologique du secteur maritime. Ce projet, prévoyant une contribution financière basée sur les émissions des navires au-delà d’un certain seuil, constituerait une avancée majeure pour aligner le transport maritime sur les objectifs climatiques internationaux. Le système entend canaliser ces fonds vers deux priorités, le soutien aux bâtiments les moins polluants et l’aide aux nations les plus exposées aux dérèglements climatiques.
Le secrétaire général de l’institution onusienne a reconnu que le dispositif présentait certaines limites, tout en soulignant qu’il offrait des bases solides pour engager une transformation durable. Le texte recueille désormais un large soutien, notamment de l’Union européenne, du Brésil et de la Chine, rejoints par les États insulaires du Pacifique initialement réticents. Cette convergence inattendue confère une dynamique nouvelle aux négociations.
Cependant, une coalition menée par les États-Unis s’oppose farouchement à cette initiative. L’administration américaine a multiplié les déclarations hostiles, qualifiant le mécanisme de taxe déguisée et mettant en garde contre ses conséquences économiques. Des mesures de rétorsion ciblant les pays favorables au projet ont été évoquées, incluant des restrictions commerciales et des surcoûts portuaires. Ces pressions exerceraient une influence notable sur plusieurs délégations, particulièrement celles dont les économies dépendent étroitement des échanges avec Washington.
Dans un ultime rebondissement, la délégation américaine a proposé de modifier les règles de vote habituelles de l’OMI. Le mécanisme standard dit d’« acceptation tacite » serait remplacé par une procédure exigeant une majorité qualifiée expresse, ce qui renverserait complètement les perspectives d’adoption. Cette manœuvre technique, qui doit être examinée préalablement au vote principal, pourrait déterminer l’issue des débats. L’ensemble de la profession maritime suit avec attention ces développements, la majorité des organisations sectorières ayant exprimé leur préférence pour une adoption du texte afin de garantir une stabilité réglementaire.
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