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Un rapport crucial sur le financement de la dépollution des eaux suscite l’inquiétude des élus
La publication d’une étude interministérielle sur la prise en charge des pollutions aux PFAS, attendue depuis plusieurs mois, semble être reportée, ce qui fait craindre aux collectivités concernées que ses conclusions ne soient jamais rendues publiques.
Des élus locaux, confrontés à la contamination de leurs ressources en eau par des substances per- et polyfluoroalkylées, ont exprimé leurs craintes quant au devenir d’un rapport gouvernemental. Cette mission d’inspection, chargée de proposer un plan de financement pour assainir l’eau potable, notamment des polluants persistants et de certains résidus de pesticides, devait initialement rendre ses conclusions dans un délai de trois mois après son annonce à l’automne dernier.
Les représentants des collectivités, reçus ce lundi par les services du ministère de la Transition écologique, ont indiqué que la remise du document était désormais annoncée pour le début de la période estivale. Ce nouveau délai alimente les soupçons d’un enterrement pur et simple des travaux. Un élu a ainsi déploré que de nombreux rapports finissent par encombrer les archives administratives sans jamais déboucher sur des mesures concrètes.
Les discussions ont également porté sur l’absence d’avancées concernant la mise en œuvre d’une redevance spécifique aux industriels émetteurs de ces composés chimiques. Les élus dénoncent une situation où les coûts de la dépollution reposent actuellement sur les collectivités et les consommateurs, et non sur les principaux responsables des rejets. Ils réclament une application effective du principe pollueur-payeur.
En attendant la concrétisation de ce mécanisme financier, les maires des territoires affectés demandent la création d’un fonds d’urgence, alimenté par l’État, pour faire face aux dépenses immédiates liées à la distribution d’une eau saine. Ils soulignent le manque de réponses à leurs sollicitations répétées.
Enfin, les élus ont plaidé pour l’instauration d’une instance de dialogue permanente, où les collectivités locales seraient représentées aux côtés des associations de riverains et des organisations environnementales. L’objectif est de permettre un échange direct et régulier avec les administrations centrales, estimant que l’industrie dispose aujourd’hui d’un accès privilégié au débat.
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