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Culture

Un mausolée impérial surgit du sol gallo-romain

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La découverte archéologique majeure à Vienne révèle les fastes d’une élite romanisée, dans un état de conservation rare.

Des mains jeunes et expertes s’affairent avec une délicatesse extrême autour des vestiges d’un monument funéraire vieux de deux millénaires. Sur le site de Saint-Romain-en-Gal, dans le Rhône, une équipe d’archéologues et d’étudiants vient de mettre au jour les restes imposants d’un mausolée gallo-romain d’une ampleur exceptionnelle. Ce témoignage architectural, datant des premiers siècles de notre ère, éclaire d’un jour nouveau le prestige de l’antique Vienne, colonie romaine établie après la conquête de la Gaule.

Les spécialistes estiment que l’édifice, d’un diamètre intérieur d’environ quinze mètres, s’élevait autrefois à près de six mètres de hauteur. Sa structure circulaire et son état de conservation remarquable évoquent les sépultures réservées aux plus hauts dignitaires de l’Empire. Les comparaisons stylistiques avec le mausolée d’Auguste à Rome confirment le rang éminent de son commanditaire, probablement un membre de l’élite locale étroitement liée au pouvoir impérial.

Les fouilles, menées dans le cadre d’un chantier-école, n’en sont qu’à leurs débuts. Seuls les niveaux supérieurs ont été dégagés, laissant entrevoir un travail de longue haleine pour atteindre la chambre funéraire. Les archéologues nourrissent l’espoir d’y trouver des inscriptions ou des artefacts permettant d’identifier le défunt, bien que de nombreux tombeaux antiques aient été pillés au fil des siècles.

Parallèlement à cette découverte, les recherches sur le même site ont révélé les foundations de trois boutiques antiques, offrant un aperçu précieux des activités commerciales qui animaient ce quartier résidentiel et artisanal de Vienne dans l’Antiquité. L’ensemble contribue à affiner notre compréhension de l’organisation économique et sociale de cette cité majeure de la Gaule romaine.

Les travaux seront interrompus fin août pour reprendre l’été prochain, laissant aux chercheurs le temps d’étudier les premières données recueillies et de préparer la suite des investigations. Cette trouvaille s’inscrit dans la continuité des nombreuses campagnes de fouilles qui, depuis la fin du XIXe siècle, ont peu à peu restitué la splendeur de cette ville antique.

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