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Un juge instruit sur des soupçons d’escroqueries liées aux places VIP du Mondial de rugby 2023

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L’affaire concerne la société Daimani, accusée par l’organisation du tournoi d’avoir manqué à ses engagements financiers pour plus de 27 millions d’euros.

La justice française a ouvert une information judiciaire visant la plateforme Daimani, chargée de la commercialisation internationale des forfaits d’hospitalité lors de la Coupe du monde de rugby 2023. Cette enquête fait suite à une plainte déposée par le groupement d’intérêt économique organisateur de l’événement, qui dénonce des manquements contractuels pour un montant considérable.

Selon les éléments transmis au parquet de Paris, la société Daimani France, filiale du groupe suisse Daimani Holding AG, n’aurait honoré qu’une partie de ses obligations financières. Le contrat signé en 2021 prévoyait un engagement d’achat d’environ 50 millions d’euros, mais les versements effectués se sont arrêtés à 22,7 millions d’euros. La structure a été placée en cessation de paiement peu après la fin de la compétition, laissant un solde impayé de plus de 11 millions d’euros.

La Cour des comptes avait déjà souligné dans un récent rapport les conditions opaques ayant présidé à l’attribution de ce marché. Les magistrats financiers pointent l’absence d’appel public à candidature et s’interrogent sur le choix de confier cette exclusivité à une entreprise alors récemment créée. Le processus de sélection, supervisé par l’ancien directeur général du comité d’organisation, fait l’objet de vives critiques.

Outre les poursuites civiles engagées pour recouvrer les créances, le GIE organisateur fait face à des difficultés supplémentaires. Un redressement fiscal de plus de 20 millions d’euros lui a été notifié pour des erreurs dans l’application de la TVA sur certains forfaits. L’issue des procédures judiciaires en cours reste incertaine, selon les observateurs, tandis que l’État et la Fédération française de rugby doivent assumer les conséquences financières de ces dysfonctionnements.

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