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Un hiver sous le signe de l’excès

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Le bilan climatique de l’hiver 2025-2026 en France révèle une saison marquée par une douceur persistante et des précipitations abondantes, plaçant le mois de février parmi les plus chauds et les plus arrosés jamais enregistrés.

Les données publiées par les services météorologiques nationaux dressent le portrait d’un hiver hors normes. Le dernier mois de février s’est distingué par des températures dépassant de plus de trois degrés les moyennes de référence, se hissant ainsi au deuxième rang des mois de février les plus doux depuis le début du XXe siècle. Cette douceur s’est manifestée jusqu’à la fin du mois, avec des valeurs dépassant localement les vingt-cinq degrés dans le sud-ouest du pays.

Cette chaleur inhabituelle s’est accompagnée de précipitations très supérieures à la normale, avec un cumul pluviométrique ayant doublé par rapport aux moyennes habituelles pour la période. L’ensemble de la saison hivernale se classe parmi les plus arrosées, avec un excédent de pluie de plus d’un tiers. Cette humidité persistante, liée à une succession de perturbations atmosphériques, a conduit à une saturation des sols et à des épisodes de crue majeurs sur plusieurs bassins fluviaux, notamment la Garonne et la Loire.

La fréquence de ces événements a conduit à un nombre record de jours placés en vigilance de niveau rouge pour les crues depuis la création de ce dispositif. Parallèlement, l’ensoleillement a été déficitaire sur l’ensemble du territoire, particulièrement au cours du mois de février. Dans les massifs montagneux, l’enneigement a en revanche été exceptionnel, générant des conditions propices à des avalanches d’une ampleur notable.

Les experts soulignent que cette saison s’inscrit dans une série d’hivers consécutifs anormalement doux observée depuis plusieurs années. Si la variabilité naturelle du climat explique en partie la succession de tempêtes, les modèles prospectifs indiquent, pour les décennies à venir, une tendance à l’intensification des précipitations hivernales dans un contexte de réchauffement. La question de l’évolution du risque de sécheresse estivale reste quant à elle suspendue aux conditions météorologiques des prochains mois.

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