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Un hiver hors normes en France, entre douceur extrême et précipitations exceptionnelles

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Le bilan météorologique de l’hiver 2025-2026 révèle un mois de février historique, caractérisé par une chaleur remarquable et des pluies abondantes ayant provoqué des crues majeures sur une grande partie du territoire.

Le dernier mois de l’hiver météorologique a enregistré des températures nettement supérieures aux moyennes habituelles, se classant comme le deuxième mois de février le plus chaud depuis le début du XXe siècle. L’ensemble de la saison hivernale, de décembre à fin février, figure également parmi les plus douces jamais observées, confirmant une tendance à des hivers anormalement cléments depuis plusieurs années. Cette douceur persistante s’est notamment manifestée par des températures dépassant fréquemment les vingt degrés sur une large partie du pays en fin de période.

Parallèlement, les précipitations ont été particulièrement intenses et continues. L’hiver dans son ensemble se situe ainsi au rang des plus arrosés, avec un cumul pluviométrique largement excédentaire. Cette succession de perturbations, accompagnée de plusieurs épisodes tempétueux, a saturé les sols et conduit à des débordements de nombreux cours d’eau. Les crues qui en ont résulté ont été qualifiées de majeures sur plusieurs bassins fluviaux, entraînant des inondations significatives.

La conjugaison de ces pluies diluviennes et de la douceur ambiante a eu pour conséquence un ensoleillement globalement déficitaire sur la saison. Dans les massifs montagneux, les conditions ont favorisé un enneigement abondant, voire record par endroits, accompagné d’un risque d’avalanche notable jusqu’à des altitudes inhabituellement basses. Les autorités ont activé un nombre record de jours de vigilance de haut niveau pour les crues depuis la création de ce dispositif, soulignant l’ampleur et la durée de cet épisode hydrologique.

Si la variabilité naturelle du climat explique en partie cette succession de tempêtes, les projections à long terme indiquent une intensification probable des précipitations hivernales dans les décennies à venir, dans un contexte de réchauffement climatique. Pour les prochains mois, la question de la recharge des nappes phréatiques et du risque de sécheresse estivale reste posée, dépendant étroitement des conditions météorologiques du printemps et de l’été à venir.

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