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Un établissement psychiatrique de Seine-et-Marne épinglé pour des manquements graves

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Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté dresse un constat sévère sur les conditions de prise en charge au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital de Melun, pointant des défaillances systémiques.

Un rapport officiel met en lumière des dysfonctionnements préoccupants dans la gestion du pôle de psychiatrie de l’hôpital de Melun. L’instance de contrôle relève que le nombre de décès survenus parmi les patients au cours d’une période récente apparaît anormalement élevé, sans qu’il s’agisse d’actes suicidaires. Le document souligne des insuffisances dans le suivi médical des pathologies somatiques, avec des exemples concrets où la transmission d’informations vitales entre soignants s’est faite de manière informelle, sans traçabilité écrite appropriée.

La surveillance des personnes isolées ou faisant l’objet de mesures de contention est également jugée défaillante, avec une documentation parfois absente. Le rapport s’inquiète par ailleurs de l’hospitalisation de mineurs dans des unités pour adultes, une pratique contraire à la réglementation, en raison d’un manque de structures adaptées sur le territoire. Il est précisé que certains jeunes patients ont été soumis à des mesures d’isolement ou de contention sur la base de décisions irrégulières et mal documentées.

L’établissement est par ailleurs critiqué pour son recours jugé excessif aux chambres d’isolement et pour la fiabilité insuffisante de ses données statistiques concernant les soins sans consentement. Le contrôleur exige la mise en place immédiate d’une procédure fiable de recueil de ces informations.

Dans sa réponse, la direction du groupe hospitalier affirme avoir engagé des améliorations significatives depuis une précédente inspection, citant une baisse de l’utilisation de l’isolement et de la contention, la systématisation d’une consultation médicale et la tenue d’un registre unique. Elle assure que les mineurs ne sont plus placés en chambre d’isolement et qu’un protocole dédié aux adolescents a été établi. La direction souligne néanmoins les difficultés structurelles, notamment la pénurie de pédopsychiatres et l’absence de lits spécialisés pour les jeunes en crise, appelant à une mobilisation plus large des autorités sur ces enjeux.

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