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Un démenti de Téhéran face aux déclarations de Washington

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Alors que l’ancien président américain affirme avoir engagé des pourparlers avec l’Iran, les autorités de la République islamique rejettent catégoriquement cette version, dans un contexte de reprise des tirs de missiles vers Israël.

L’ancien président des États-Unis a annoncé avoir suspendu pour cinq jours des frappes projetées contre des infrastructures iraniennes, évoquant des discussions avec un responsable non identifié de la République islamique. Cette annonce, faite sur les réseaux sociaux, a été immédiatement contredite par Téhéran. Le président du Parlement iranien a qualifié ces informations de fausses, les attribuant à une manœuvre destinée à influencer les marchés financiers et à extirper Washington et Tel-Aviv d’une situation difficile.

Dans le même temps, l’armée israélienne a signalé de nouvelles salves de missiles en provenance d’Iran, dont au moins un a touché le nord du pays. Téhéran a confirmé le lancement d’une nouvelle vague de projectiles. Par ailleurs, des frappes aériennes israéliennes ont visé des positions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, provoquant d’importants dégâts matériels et faisant au moins une victime selon les sources locales. L’armée israélienne affirme avoir ciblé un membre des Gardiens de la révolution et capturé deux combattants du mouvement chiite.

La région du Golfe reste également en alerte. L’Arabie saoudite a indiqué avoir intercepté une vingtaine de drones, tandis que le Koweït a déclaré avoir engagé ses défenses contre des missiles et drones considérés comme hostiles. Ces événements surviennent alors que des informations évoquent de possibles contacts indirects entre émissaires américains et iraniens, potentiellement facilités par un pays tiers. La Maison Blanche s’est refusée à commenter ces rumeurs, invitant à la prudence en l’absence d’annonce officielle.

L’annonce américaine d’une suspension temporaire des frappes, conditionnée à la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, avait provoqué une chute brutale des cours du pétrole. Les marchés ont cependant partiellement corrigé ce mouvement dans la journée. L’Iran avait répondu à l’ultimatum initial par des menaces de fermeture complète de ce détroit stratégique et de représailles contre des infrastructures américaines. Les médias iraniens ont par ailleurs publié des listes de cibles potentielles dans la région, incluant des sites énergétiques israéliens.

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