Monde
Umberto Bossi, figure clivante de la politique italienne, s’est éteint
_**Le fondateur de la Ligue du Nord, artisan de la montée en puissance de la droite nationaliste, est décédé à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.**_
Umberto Bossi, sénateur et personnalité historique de la vie publique italienne, s’est éteint ce jeudi. Il était âgé de quatre-vingt-quatre ans. Cet homme politique, dont le nom reste indissociable de la formation qu’il a créée, la Ligue du Nord, a profondément marqué le paysage politique de son pays pendant plusieurs décennies.
Issu de la région de Varese, dans le nord de l’Italie, il a bâti sa carrière sur un discours régionaliste et sécessionniste dans les années 1980. Son mouvement, à l’origine, prônait l’autonomie, voire l’indépendance, des régions industrielles du Nord, qu’il opposait à un Sud jugé moins dynamique et à une capitale romaine perçue comme bureaucratique.
Son influence a pris une dimension nationale lorsqu’il est devenu un allié stratégique de Silvio Berlusconi. Cette alliance a permis à sa formation d’accéder au pouvoir et de participer à plusieurs gouvernements, transformant un parti local en un acteur majeur de la coalition de droite. Son parcours a toutefois été émaillé de difficultés, notamment un grave accident vasculaire cérébral en 2004 qui l’a éloigné temporairement des affaires publiques.
La fin de sa carrière à la tête du parti a été précipitée par un scandale financier en 2012, l’obligeant à démissionner. Bien qu’une condamnation pénale ait été prononcée par la suite, elle a finalement été annulée. La direction de la Ligue est depuis 2013 assurée par Matteo Salvini, qui a élargi l’audience du mouvement à l’ensemble du territoire national sous le nom simplifié de « La Ligue ».
Les réactions politiques à son décès ont salué son rôle historique. La Première ministre Giorgia Meloni a évoqué une « contribution fondamentale » à la construction de la droite italienne, tandis que le président Sergio Mattarella a rendu hommage à un « démocrate sincère ». Sa rhétorique, souvent perçue comme provocatrice, et son combat contre l’immigration ont durablement imprégné le débat public. Son héritage politique demeure vivant au sein de la coalition gouvernementale actuelle.
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