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Trump face à la dévastation historique du Texas

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L’ancien président américain s’est rendu sur les lieux des inondations dévastatrices, marqué par l’ampleur des dégâts, tandis que les critiques fusent sur la gestion de la crise.

Donald Trump a parcouru ce vendredi les zones sinistrées du Texas, une semaine après des intempéries d’une rare violence ayant entraîné la mort de plus de 120 personnes. Accompagné de son épouse Melania et du gouverneur Greg Abbott, l’ancien chef de l’État a constaté l’étendue des destructions, des paysages ravagés par des crues soudaines ayant emporté habitations et infrastructures. « Je n’avais jamais rien vu de pareil », a-t-il déclaré, évoquant des arbres centenaires déracinés comme de simples fétus de paille.

Le bilan humain ne cesse de s’alourdir, avec plus de 170 disparus encore recensés. Parmi les victimes figurent 27 enfants et encadrants d’un camp de vacances chrétien, situé à Hunt, en bordure du fleuve Guadalupe. Le comté de Kerr, le plus touché, déplore à lui seul 96 morts.

Cette visite intervient dans un contexte de vives interrogations sur l’efficacité des dispositifs de secours. Certains élus locaux pointent du doigt les retards dans l’envoi des alertes aux populations, tandis que des médias évoquent des lourdeurs administratives ayant freiné l’intervention des équipes fédérales. Interpellé sur d’éventuelles réductions budgétaires affectant la Fema, l’agence en charge des urgences, Trump a botté en touche, estimant que le débat n’était pas opportun.

Lors d’une réunion avec les autorités locales, l’ancien président a fustigé les critiques de l’opposition démocrate et certains journalistes, qualifiant même l’une d’entre elles de « malfaisante ». Il a en revanche salué le travail des secouristes, toujours mobilisés sur le terrain avec l’aide d’hélicoptères et de chiens pisteurs, bien que les espoirs de retrouver des survivants s’amenuisent.

Les questions persistent quant aux dysfonctionnements du système d’alerte. Selon des témoignages recueillis par des médias locaux, les messages d’urgence n’auraient été diffusés qu’avec près de deux heures de retard, certains habitants ne les ayant reçus que six heures après le début de la montée des eaux. Les responsables texans, interrogés à ce sujet, ont préféré éviter les réponses précises. Trump, lui, a assuré que des améliorations étaient à l’étude pour éviter de tels retards à l’avenir.

Alors que les recherches se poursuivent, l’État du Texas panse ses plaies, confronté à l’une des pires catastrophes naturelles de son histoire.

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