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Économie

Trump en Écosse : golf et contestation

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Le président américain a passé sa journée sur les greens tandis que des centaines de manifestants dénonçaient sa politique et ses investissements locaux.

Alors que Donald Trump profitait d’une partie de golf sur le parcours luxueux de Turnberry, propriété de son entreprise familiale, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues d’Édimbourg et d’Aberdeen pour exprimer leur désaccord avec sa visite. Le déplacement du président américain, qui mêle loisirs, diplomatie et négociations commerciales, a suscité des réactions contrastées en Écosse, terre natale de sa mère.

Samedi matin, accompagné de son fils Eric et de l’ambassadeur américain au Royaume-Uni, l’ancien dirigeant a inauguré son séjour par une session sur les fairways du complexe hôtelier, sous haute surveillance policière. Depuis son arrivée la veille, la région habituellement paisible du sud-ouest écossais s’est transformée en zone sécurisée, avec routes bloquées et barrages filtrants.

À Édimbourg, des manifestants ont brandi des pancartes hostiles devant le consulat des États-Unis, tandis qu’à Aberdeen, des protestataires ont dénoncé les politiques du milliardaire, jugées incompatibles avec leurs valeurs. « Il incarne tout ce que nous rejetons », a déclaré une élue locale présente sur place, pointant du doigt ses prises de position et l’impact environnemental de ses projets immobiliers. Parmi les slogans, des références à la crise internationale ont également émergé, reflétant les préoccupations d’une partie de la population.

Malgré les critiques, une poignée de soutiens s’est rassemblée près de l’aéroport de Prestwick pour saluer son arrivée, louant son approche jugée pragmatique des affaires internationales.

Outre les greens, l’agenda du président inclut des discussions clés avec des dirigeants européens, dont une rencontre prévue dimanche avec la présidente de la Commission européenne pour évoquer les relations commerciales transatlantiques. Des pourparlers avec le Premier ministre britannique sont également au programme, dans un contexte où Londres espère encore obtenir des concessions douanières durables.

Cette visite, qui devait initialement marquer un rapprochement économique, se révèle ainsi autant un exercice diplomatique qu’un révélateur des clivages politiques et sociaux.

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