Nous rejoindre sur les réseaux

News

Sophie Adenot, une Française en apesanteur

Article

le

L’astronaute de l’Agence spatiale européenne s’est exprimée pour la première fois depuis son arrivée à bord de la Station spatiale internationale, décrivant une adaptation immédiate et un emploi du temps chargé.

Apparaissant les cheveux en suspension, l’astronaute Sophie Adenot a livré ses premières impressions depuis l’orbite terrestre. Cette communication, organisée depuis le siège parisien de l’Agence spatiale européenne via une liaison vidéo, a permis d’échanger avec la première Française à séjourner dans l’espace depuis un quart de siècle. L’entretien s’est déroulé alors que le laboratoire orbital survolait le Japon, parcourant près de dix mille kilomètres en vingt minutes à une vitesse vertigineuse.

L’ingénieure et ancienne pilote d’essai, âgée de 43 ans, a fait part d’un sentiment de bien-être physique et mental complet depuis son arrivée à bord du complexe orbital. Elle a indiqué n’avoir ressenti aucun trouble lié à l’adaptation à la micropesanteur, se décrivant comme parfaitement à l’aise dans ce nouvel environnement. L’observation de la Terre depuis la coupole d’observation lui a procuré une sensation d’euphorie et une forte impression d’unité avec l’humanité.

Son quotidien est rythmé par un emploi du temps exigeant, débutant à cinq heures trente et s’achevant près de quatorze heures plus tard. Il intègre impérativement plus de deux heures d’exercice physique quotidien pour préserver la masse musculaire, auxquelles s’ajoutent des activités scientifiques, de maintenance et de logistique. Elle a déjà engagé des travaux pour le centre spatial toulousain, portant sur l’optimisation des mouvements en apesanteur.

L’astronaute a évoqué l’aspect pratique de la vie à bord, reconnaissant avoir mis plusieurs jours à localiser ses effets personnels dans le module Columbus, dont l’agencement peut sembler complexe à première vue. Elle a également mentionné l’ambiance sonore et olfactive particulière de la station, comparant l’odeur générale à celle d’une carlingue d’avion. Son séjour de plusieurs mois doit inclure la participation à plus de deux cents expériences, ainsi qu’une sortie dans l’espace prévue au cours du prochain mois.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus