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Sophia Chikirou brigue la mairie de Paris avec un projet de rupture

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La députée insoumise officialise sa candidature pour les municipales de 2026, portant l’ambition d’un « Paris populaire » et excluant toute alliance avec la majorité sortante.

Sophia Chikirou, élue de La France insoumise, a annoncé sa candidature à l’élection municipale de Paris. Elle entend incarner une alternative à la gestion actuelle de la ville, qu’elle juge épuisée et déconnectée des réalités vécues par les habitants. La députée a été investie par Jean-Luc Mélenchon pour conduire la liste de son mouvement en mars 2026, étant l’unique candidate à cette désignation.

Lors d’une conférence de presse, elle a présenté les têtes de liste dans les dix-sept arrondissements, parmi lesquelles figurent plusieurs députés et des personnalités de la société civile. Elle a affirmé vouloir tourner la page des années passées, évoquant une image publique qu’elle estime avoir été déformée par ses adversaires. La candidate a également répondu aux critiques concernant son profil jugé clivant, y compris au sein de la gauche, et a évoqué les mises en examen dont elle fait l’objet, les qualifiant d’erreurs judiciaires sans portée politique.

Son programme s’articule autour de plusieurs priorités, dont la baisse du coût du logement, présentée comme une urgence face aux difficultés d’accès au parc immobilier parisien. Elle propose également la création d’un service public local d’éducation, avec un investissement accru dans l’animation périscolaire, secteur récemment fragilisé par des mouvements sociaux et des enquêtes pour agressions sexuelles.

Sur le plan des alliances, Sophia Chikirou a confirmé que son mouvement se présenterait seul au premier tour, à l’instar des stratégies adoptées à Lyon et Marseille. Elle exclut tout rapprochement avec les écologistes, qu’elle considère comme solidaires du bilan de la maire sortante Anne Hidalgo. En revanche, elle n’écarte pas des convergences au second tour, sous réserve d’atteindre un score suffisant, tout en soulignant que le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a refusé toute entente avec La France insoumise.

Les négociations en cours au sein de la gauche parisienne, entre socialistes, écologistes, communistes et autres formations, butent sur la question du périmètre d’union, LFI en étant explicitement exclue. Dans ce contexte, la présence de Sophia Chikirou au second tour pourrait compliquer les chances de la gauche de conserver la ville, les sondages plaçant pour l’heure la candidate Les Républicains Rachida Dati en tête des intentions de vote.

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