Économie
Serge Papin, du linéaire au gouvernement, une croisade pour le « Made in France »
L’ancien patron de Système U, devenu ministre des PME et du Commerce, impulse une politique offensive de défense de la production nationale, face à ce qu’il qualifie de concurrence déloyale venue d’Asie.
L’arrivée de Serge Papin au ministère des PME et du Commerce a insufflé un style direct et un discours de fermeté. Fort de son expérience de dirigeant dans la grande distribution, le ministre appelle à une mobilisation collective pour soutenir l’industrie française. Il place la lutte contre certaines pratiques commerciales internationales au cœur de son action, estimant que la survie du tissu économique national en dépend.
Sa méthode repose sur un double mouvement. D’un côté, une action réglementaire et judiciaire déterminée contre des plateformes d’e-commerce étrangères, accusées de bafouer les règles. De l’autre, une promotion active d’une production locale et accessible, qu’il incarne en brandissant des objets du quotidien fabriqués en France à des prix compétitifs. Cette stratégie vise, selon ses termes, à éviter que les entreprises hexagonales ne se fassent « bouffer » par une concurrence jugée prédatrice.
Ce ton sans détour, parfois teinté de formules choc, lui est caractéristique. S’il a pu susciter des polémiques, son entourage le présente comme l’expression d’une parole libre, forgée par un long parcours de terrain. Son franc-parler et son approche pragmatique tranchent avec le langage habituel de la place. Certains observateurs saluent cette spontanéité, même s’ils peuvent questionner l’efficacité de certaines postures face à des géants mondiaux du numérique.
Son parcours personnel explique en partie son positionnement. Issu d’une famille de commerçants, Serge Papin a gravi les échelons sans parcours académique traditionnel, passant par la manutention avant de diriger pendant treize ans le groupement Système U. Cette expérience l’a conduit à défendre depuis des décennies le concept de « consommation responsable », plaidant pour que les entreprises assument leur rôle sociétal. Il est notamment à l’origine de travaux ayant alimenté la législation sur les relations commerciales dans l’agroalimentaire.
Aujourd’hui, ce père de cinq enfants, qui affirme n’avoir rejoint le gouvernement ni par ambition de carrière ni par intérêt financier, transpose cette philosophie à l’échelle nationale. Pour de nombreux acteurs économiques, son profil d’ancien distributeur est un atout pour comprendre les réalités du commerce et de l’industrie. Sa mission consiste désormais à concilier protection des producteurs locaux et maintien du pouvoir d’achat, un équilibre complexe au cœur des défis économiques contemporains.
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