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Poutine et le président syrien scellent un rapprochement stratégique au Kremlin

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Dans un contexte régional marqué par des recompositions sécuritaires, la Russie affirme son soutien au pouvoir de Damas lors d’une rencontre officielle.

Le président russe a reçu son homologue syrien pour un entretien au Kremlin. Cette rencontre, la seconde en quelques mois, intervient à un moment où Moscou s’emploie à consolider ses positions en Syrie, notamment en ce qui concerne ses implantations militaires. Les deux chefs d’État ont évoqué le renforcement de leurs relations bilatérales, mises à l’épreuve par les changements survenus à Damas ces dernières années.

Devant les médias, le dirigeant russe a salué les avancées dans la normalisation des liens entre les deux pays. Son interlocuteur a pour sa part rendu hommage au rôle joué par Moscou, qu’il a qualifié d’historique, pour la préservation de l’intégrité territoriale syrienne et la stabilité régionale. La question du sort de l’ancien président, réfugié en Russie, ainsi que les détails concrets sur le maintien des troupes russes en Syrie n’ont pas été abordés publiquement.

Cette visite se déroule dans un environnement sécuritaire complexe, où les capitales occidentales redoutent une recrudescence des activités des groupes armés extrémistes. La délégation syrienne a été accueillie par plusieurs hauts responsables russes, dont les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, signe de l’importance accordée à ce dialogue.

Récemment, Moscou a procédé à la réduction de sa présence sur l’aéroport de Qamichli, dans une zone du nord-est du pays sous administration kurde. Ce repositionnement suit des développements militaires significatifs dans la région, où les forces gouvernementales syriennes ont repris du terrain. L’intervention russe, initiée il y a plusieurs années en appui au précédent régime, avait profondément marqué le conflit.

L’offensive actuelle menée par Damas contre des zones tenues par des formations kurdes suscite des interrogations quant à la gestion des centres de détention abritant d’anciens combattants extrémistes. Une trêve fragile est en vigueur, bien que chaque camp reproche à l’autre de ne pas la respecter. Plusieurs États occidentaux ont exprimé leurs préoccupations, appelant à éviter toute déstabilisation qui pourrait profiter à des organisations jihadistes.

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