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Parcoursup sous pression, l’exécutif défend un système qui divise

Le mouvement lycéen entre dans une nouvelle phase et remet Parcoursup au centre du débat. Pour le gouvernement, la plateforme fonctionne et sa suppression…

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Parcoursup sous pression, l'exécutif défend un système qui divise

Le mouvement lycéen entre dans une nouvelle phase et remet Parcoursup au centre du débat. Pour le gouvernement, la plateforme fonctionne et sa suppression serait une facilité, alors que ses détracteurs réclament sa disparition.

Le mouvement lycéen entame son troisième acte. Des milliers de jeunes sont attendus dans les rues partout en France. À leurs côtés, une intersyndicale de l’Éducation nationale, des étudiants et plusieurs partis politiques. La mobilisation, lancée à la mi-septembre, continue de grossir et place l’orientation post-bac au cœur des revendications.

Face à cette colère, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, monte au créneau pour défendre la plateforme. Selon elle, Parcoursup « fonctionne ». Elle balaie l’idée d’un totem brandi par les politiques, qu’elle qualifie de leurre. La ministre concède que le dispositif mérite peut-être des améliorations et qu’il ne faut pas ignorer l’inquiétude des élèves. Mais elle refuse de le supprimer, y voyant une solution de facilité. Créé en 2018, le système a été mis en place pour de bonnes raisons, rappelle-t-elle, sans empêcher de travailler sur l’accompagnement et l’orientation.

Le sujet reste brûlant. Obligatoire pour tout lycéen qui veut rejoindre l’enseignement supérieur, Parcoursup est perçu par ses détracteurs comme un outil de sélection. On lui reproche un manque de transparence et des ratés. En juillet, environ 130 000 élèves se retrouvaient sans affectation à l’issue de la phase principale. La phase complémentaire se poursuit encore. Le président du Sénat, Gérard Larcher, reconnaît lui aussi l’absence d’accompagnement et le caractère chaotique du dispositif, comprenant que cela puisse inquiéter.

Plusieurs voix réclament la suppression pure et simple de la plateforme. Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin ou encore Dominique de Villepin se sont prononcés en ce sens. Un appel qui résonne avec la mobilisation lycéenne et met l’exécutif sous pression.

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