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Économie

Okaïdi, figure du prêt-à-porter enfant, sollicite la protection de la justice

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Le groupe IDKIDS, propriétaire des enseignes Okaïdi et Oxybul, dépose une requête en redressement judiciaire. Cette démarche vise à préserver l’activité de ses marques grand public en France, confrontées à une pression concurrentielle intense.

Le spécialiste nordiste de l’univers enfant, IDKIDS, a engagé une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce. Cette demande concerne spécifiquement ses filiales françaises portant les marques Okaïdi, Obaïbi, Oxybul ainsi que sa plateforme logistique. En revanche, l’enseigne haut de gamme Jacadi Paris et les activités internationales du groupe ne sont pas incluses dans ce périmètre.

La direction justifie cette initiative par la nécessité de se doter d’un cadre juridique permettant de mener à bien une transformation structurelle. L’objectif est de retrouver une assise financière et d’accélérer l’adaptation du modèle économique. Le groupe emploie deux mille personnes sur le territoire national pour ces activités.

Selon l’entreprise, les marques au cœur de la procédure subissent depuis plusieurs exercices un effet de tenaille. Elles font face à la concurrence agressive des distributeurs à bas prix et de la fast-fashion, tandis que le segment premium résiste mieux. Cette situation a pesé sur leurs performances commerciales et financières.

Des clients rencontrés en magasin expriment leur attachement à ces enseignes, soulignant la qualité des produits et l’importance de la vente en physique pour les articles destinés aux enfants. Ils pointent toutefois la difficulté à rivaliser avec les tarifs proposés par le commerce en ligne.

Les représentants du personnel s’inquiètent des conséquences sociales que pourrait entraîner cette procédure, notamment en termes de fermetures de points de vente. Le groupe avait déjà engagé un plan de simplification l’an dernier, ayant conduit à des réductions d’effectifs.

Ce dépôt de bilan s’inscrit dans un contexte sectoriel particulièrement difficile pour le prêt-à-porter en France. Le marché est marqué par le recul des ventes, sous l’effet combiné de l’inflation, de l’essor de la seconde main et de la mode ultra-rapide. Plusieurs acteurs historiques de la distribution vestimentaire ont déjà disparu ou traversé de graves crises ces dernières années.

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