Faits Divers
Nîmes face à la montée des tensions liées au trafic de stupéfiants
Les habitants de Pissevin vivent dans l’inquiétude, tandis que le couvre-feu imposé aux mineurs suscite des réactions contrastées.
Dans le quartier de Pissevin, à Nîmes, les riverains observent avec appréhension l’entrée en vigueur d’une mesure inédite. Depuis lundi soir, les mineurs de moins de seize ans n’ont plus le droit de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin. Cette décision municipale, prise pour une durée initiale de quinze jours, vise à endiguer l’escalade des violences liées au trafic de drogue. Mais sur place, les avis divergent quant à son efficacité.
La place Léonard-de-Vinci, récemment le théâtre d’une fusillade, reste désertée en fin de journée. Les commerces ferment plus tôt, et certains centres sociaux, comme Les Mille Couleurs, ont choisi de suspendre leurs activités par précaution. « La situation n’a jamais été aussi tendue », constate un responsable associatif, évoquant un climat de peur inédit depuis la mort d’un enfant de dix ans, victime collatérale d’un règlement de comptes l’an dernier.
Les réseaux sociaux alimentent cette psychose, relayant des messages de menaces anonymes et des vidéos montrant des individus armés circulant en plein jour. Une pharmacienne du quartier raconte avoir vu des mères de famille affolées, pressées de rentrer chez elles après avoir récupéré leurs médicaments. « Certaines personnes âgées n’osent plus sortir », confirme-t-elle.
Si les autorités misent sur le couvre-feu pour apaiser les tensions, certains habitants doutent de son impact réel. Un épicier local plaide plutôt pour un renforcement des activités socio-culturelles, estimant que l’isolement des jeunes aggrave le problème. D’autres, comme ce commerçant de 19 ans, y voient une mesure nécessaire pour éviter de nouveaux drames.
Le préfet du Gard a annoncé l’arrivée d’une soixantaine de policiers en renfort, tandis que la mairie justifie le couvre-feu par la nécessité de protéger les mineurs, qu’ils soient victimes ou instruments des réseaux. Pourtant, pour les syndicats de police, cette mesure ne suffira pas à enrayer un phénomène profondément ancré. « Les auteurs de ces violences agissent en toute impunité, de jour comme de nuit », souligne un représentant syndical.
Ces derniers mois, plusieurs villes françaises, de Béziers à Saint-Ouen, ont adopté des dispositifs similaires face à la propagation des violences liées au trafic. À Nîmes comme ailleurs, la question reste entière : comment rétablir durablement la sécurité sans se contenter de solutions temporaires ?
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