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Neuf CRS condamnés pour des violences commises dans un fast-food parisien en 2018
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict mardi, sanctionnant des membres des forces de l’ordre pour des faits survenus lors d’une manifestation des « gilets jaunes ». Les magistrats ont estimé que l’emploi de la force n’était ni nécessaire ni proportionné.
Neuf policiers de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) ont écopé de peines de six à vingt-quatre mois d’emprisonnement avec sursis. La juridiction parisienne les a reconnus coupables de violences volontaires aggravées à l’encontre de personnes s’étant réfugiées dans un établissement de restauration rapide, le 1er décembre 2018. Le tribunal a ordonné la non-inscription de ces condamnations à leur casier judiciaire.
Dans les motifs de sa décision, la présidence du tribunal a souligné que les manifestants présents dans les lieux adoptaient un comportement pacifique. Ils cherchaient apparemment à se mettre à l’abri pour reprendre leur souffle, l’atmosphère extérieure étant devenue irrespirable en raison de l’emploi de produits lacrymogènes. Le magistrat a écarté l’ensemble des arguments de la défense, notamment l’état de nécessité ou la légitime défense des biens, tout en prenant acte du contexte tendu et de la pénibilité de l’intervention ce jour-là.
Les faits, d’une durée inférieure à trois minutes et filmés sous plusieurs angles, ont occasionné des blessures pour plusieurs individus. Quatre victimes identifiées s’étaient constituées parties civiles. Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour statuer sur les réparations civiles, renvoyant cette question devant la juridiction administrative, les fautes n’étant pas considérées comme détachables du service.
Lors des audiences, les prévenus, qui n’étaient pas présents à l’annonce du jugement, avaient évoqué un manque de lucidité après de longues heures d’affrontements autour de l’Arc de Triomphe. Ils avaient également fait part d’un sentiment d’abandon par leur hiérarchie, un point soulevé par leur ancien commandant lors de sa déposition. Le parquet avait requis des peines similaires à celles finalement prononcées.
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