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Économie

Menace américaine sur les champs gaziers iraniens après des frappes contre le Qatar

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L’escalade militaire au Moyen-Orient prend une dimension énergétique critique. Les déclarations de l’ancien président américain et les récentes attaques font planer une menace directe sur les principales infrastructures gazières mondiales, avec des conséquences immédiates sur les marchés.

L’ancien président américain Donald Trump a averti qu’il ordonnerait la destruction du gigantesque champ gazier de South Pars, partagé entre l’Iran et le Qatar, si Téhéran persistait à viser son voisin. Cette déclaration intervient dans un contexte de frappes croisées contre des sites énergétiques vitaux pour l’approvisionnement mondial. L’Iran a en effet mené des opérations de représailles contre le complexe qatari de Ras Laffan, le plus important site de production de gaz naturel liquéfié au monde, causant selon les autorités locales des dégâts substantiels.

Ces développements surviennent après qu’une attaque, attribuée à Israël, a touché la partie iranienne du gisement de South Pars en mer. Washington a affirmé n’avoir été informé de cette opération qu’après coup. La compagnie nationale qatarie a fait état de nouveaux impacts sur ses installations jeudi, bien que les incendies aient été rapidement circonscrits sans faire de victimes.

La séquence conflictuelle, ouverte fin février, entre ainsi dans une phase particulièrement périlleuse. La crainte d’une régionalisation du conflit s’est accentuée après que l’Arabie saoudite a affirmé se réserver le droit de répondre militairement aux tirs de drones et de missiles régulièrement lancés depuis l’Iran. Parallèlement, la sécurité maritime dans le golfe Persique est gravement compromise. Plusieurs navires ont été touchés par des projectiles ces derniers jours près du détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour les hydrocarbures.

L’Organisation maritime internationale examine la création d’un couloir sécurisé pour évacuer les milliers de marins et de bateaux actuellement bloqués dans la zone. L’instabilité frappe de plein fouet les marchés. Les cours du pétrole ont de nouveau franchi un seuil élevé, alimentant les inquiétudes des banques centrales sur l’inflation et la croissance économique. Le président français a plaidé pour un moratoire sur les attaques contre les infrastructures civiles, énergétiques en particulier, lors d’échanges avec plusieurs dirigeants. Les bilans humains, pour leur part, continuent de s’alourdir sur les différents théâtres d’opérations.

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