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L’Union européenne sur le point de sceller un accord commercial controversé avec l’Australie

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Alors que les tractations s’accélèrent à Bruxelles, une eurodéputée française dénonce un calendrier suspect et des menaces pour l’agriculture européenne, déjà fragilisée par des accords similaires.

La députée européenne Manon Aubry a exprimé de vives inquiétudes concernant les négociations en cours entre Bruxelles et Canberra. Selon elle, la finalisation d’un traité de libre-échange est imminente et interviendrait délibérément après la clôture du Salon international de l’agriculture de Paris. Cet accord prévoirait, selon ses déclarations, l’importation de plusieurs dizaines de milliers de tonnes de viande bovine, ovine et de veau en provenance d’Australie, sans droits de douane.

Les discussions ont repris récemment entre les représentants australiens et les commissaires européens en charge du commerce et de l’agriculture. Les deux parties ont qualifié ces échanges de constructifs, évoquant des progrès significatifs sur la majorité des points à l’ordre du jour. Le principal point de friction réside dans le volume des quotas annuels de bœuf. L’Union européenne défendrait un plafond de 30 000 tonnes, tandis que l’Australie en réclamerait 40 000, un seuil bien supérieur aux 24 000 tonnes actuellement autorisées en franchise.

Pour l’élue, cet accord s’inscrirait dans une logique préjudiciable pour les producteurs européens, venant s’ajouter à la concurrence déjà instaurée par l’accord avec la Nouvelle-Zélande. Elle interpelle le gouvernement français sur la position qu’il compte adopter face à ce projet. Les organisations professionnelles du secteur agricole partagent ces appréhensions. L’interprofession Elevage et Viande a publiquement demandé l’exclusion des viandes bovine et ovine des négociations, mettant en garde contre des normes de production moins exigeantes qui menaceraient la compétitivité des filières françaises.

Le principal syndicat agricole européen a, de son côté, alerté sur les conséquences d’une telle ouverture commerciale. Toute pression supplémentaire sur les marchés pourrait, selon lui, mettre en péril la production, les investissements et la pérennité même de l’élevage sur le continent. Ces critiques surviennent dans un contexte où le monde agricole européen manifeste une inquiétude croissante face à la multiplication des accords commerciaux internationaux.

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