Économie
L’opposition paysanne à l’accord UE-Mercosur reste irréductible
Le principal syndicat agricole français maintient son rejet catégorique du partenariat commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, organisant une nouvelle manifestation pour exprimer son désaccord fondamental.
La Confédération paysanne a appelé à un rassemblement ce mardi après-midi sur l’Esplanade des Invalides, où agriculteurs, écologistes et consommateurs doivent défiler en direction de la Tour Eiffel. Cette mobilisation intervient dans un contexte où le processus de ratification de l’accord commercial a été engagé par Bruxelles début septembre, après sa signature fin 2024. L’ensemble des organisations agricoles françaises expriment une opposition résolue à ce texte, alors que la position française, initialement très critique, semble s’être assouplie récemment.
Ce partenariat commercial, en discussion depuis plusieurs décennies, prévoit une libéralisation des échanges entre l’Union européenne et quatre pays d’Amérique latine. Il permettrait aux Européens d’accroître leurs exportations automobiles, industrielles et viticoles, tandis que les produits agricoles sud-américains comme la viande bovine, la volaille, le sucre ou le miel bénéficieraient de droits de douane réduits pour pénétrer le marché européen.
Lors du récent Sommet de l’élevage en Auvergne, un porte-parole du syndicat a dénoncé un accord qu’il juge destructeur pour la souveraineté alimentaire européenne, favorisant selon lui une concurrence déloyale et une course au moins-disant social et environnemental. Il s’est notamment interrogé sur la pertinence d’échanger des automobiles et des services contre l’alimentation dans un contexte d’urgence climatique.
Le syndicat, héritier des mouvements paysans altermondialistes et historiquement opposé aux traités de libre-échange, réaffirme son opposition définitive et demande au président de la République de respecter ses engagements. Ce dernier avait en effet qualifié l’accord de « mauvais texte » lors du Salon de l’agriculture 2025, promettant de tout faire pour protéger la souveraineté alimentaire européenne.
La Commission européenne a proposé début septembre des mécanismes de sauvegarde renforcés et un suivi accru des produits sensibles pour répondre aux préoccupations françaises. Mais la Confédération paysanne estime que ces dispositions, y compris les éventuelles clauses miroir, ne suffiraient pas à rééquilibrer un accord qu’elle considère comme profondément inégal.
La date du 14 octobre a été choisie en soutien à deux militants du syndicat jugés dans l’après-midi pour des faits survenus lors d’une manifestation contre une réunion de négociants céréaliers européens en décembre dernier. Cette mobilisation fait suite à celle organisée fin septembre par la principale alliance syndicale agricole, confirmant l’ampleur des résistances au projet d’accord commercial.
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