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Économie

L’OMI envisage un corridor de sécurité pour désengorger le détroit d’Ormuz

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Face au blocage persan des voies maritimes, l’organisme onusien se penche sur une solution d’évacuation pour des milliers de navires et de marins immobilisés.

L’Organisation maritime internationale pourrait adopter ce jeudi une résolution visant à établir un passage maritime protégé dans le golfe Persique. Cette initiative, portée par plusieurs États membres, répond à l’immobilisation forcée d’une flotte considérable dans cette zone stratégique. Près de 3 200 bâtiments, avec à leur bord environ 20 000 membres d’équipage, sont actuellement retenus aux abords du détroit d’Ormuz.

Cette paralysie résulte de la décision de Téhéran de bloquer ce goulet d’étranglement crucial pour les exportations mondiales d’hydrocarbures. La manœuvre, présentée par l’Iran comme une réponse aux frappes américaines et israéliennes, a provoqué une flambée des cours du pétrole et du gaz, avec des répercussions économiques à l’échelle internationale. L’objectif avoué des autorités iraniennes est d’exercer une pression sur Washington.

La proposition, soutenue par une large coalition incluant les Émirats arabes unis, Bahreïn et Singapour, préconise la création d’un corridor sécurisé pour permettre l’évacuation des navires marchands des zones à haut risque. Cette démarche a reçu l’aval des États-Unis, dont l’administration a réitéré ses appels à une escorte militaire multinationale pour les convois.

Parallèlement, un autre projet de résolution, soutenu par une centaine de pays, condamne les actions de l’Iran, jugées contraires au droit international et préjudiciables à la liberté de navigation. Les délégations du Golfe ont fermement dénoncé les agissements de Téhéran, qualifiés d’activités sournoises. L’Iran, pour sa part, rejette la responsabilité sur ce qu’il nomme l’agression militaire illégale des États-Unis et d’Israël.

Ces textes, qui pourraient être entérinés en séance plénière, n’auront toutefois qu’une portée déclarative. L’Iran, qui ne siège pas au conseil exécutif de l’OMI, ne serait pas légalement tenu de s’y conformer.

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