Les tensions montent d’un cran dans le sud de Gaza, où une frappe ciblée contre un hôpital relance les critiques internationales. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir, plongeant la région dans une crise humanitaire sans précédent.
L’armée israélienne a intensifié ses opérations militaires dans le sud de la bande de Gaza, visant notamment un hôpital à Khan Younès. Cette frappe, présentée comme une action ciblée contre un responsable du Hamas, a provoqué un incendie dans l’établissement médical, suscitant de vives condamnations. Selon une source au sein du Hamas, Ismaïl Barhoum, membre du bureau politique du mouvement, a été tué dans cette attaque alors qu’il était soigné pour des blessures graves.
Depuis la reprise des hostilités le 18 mars, le conflit a déjà fait plus de 673 victimes palestiniennes, selon les autorités locales. Les frappes aériennes et les opérations terrestres se multiplient, forçant des milliers de civils à fuir leurs foyers. À Rafah, des familles déplacées ont été contraintes d’évacuer sous les bombardements, souvent sans savoir où se réfugier. « Ils nous ont tiré dessus dans la rue. J’ai perdu la trace de ma famille », témoigne Aïda Abou Shahir, une habitante en détresse.
Le Hamas, de son côté, accuse Israël d’utiliser des infrastructures civiles comme boucliers humains, une allégation que l’armée israélienne rejette en affirmant que le mouvement islamiste exploite ces sites à des fins militaires. Les tensions s’aggravent également sur le front nord, où des frappes israéliennes ont visé des positions du Hezbollah au Liban, alimentant les craintes d’une escalade régionale.
Sur le plan diplomatique, les États-Unis ont réaffirmé leur soutien inconditionnel à Israël, tandis que l’Union européenne appelle à la reprise des négociations et à l’acheminement de l’aide humanitaire. Cependant, la situation sur le terrain reste critique, avec des pénuries d’eau, d’électricité et de médicaments qui affectent près de 2,4 millions d’habitants.
Le bilan global du conflit, qui dure depuis plus de 15 mois, dépasse désormais les 50.000 morts, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza. Du côté israélien, l’attaque initiale du Hamas en octobre 2023 a fait 1.218 victimes. Alors que les tensions persistent, la communauté internationale tente de trouver une issue à cette crise, mais les perspectives de paix semblent encore lointaines.