Monde
L’Inde célèbre la fin de l’insurrection naxalite
Le gouvernement met en avant ses programmes de réinsertion pour les anciens combattants, au lendemain de la déclaration officielle de la fin d’un conflit vieux de près de soixante ans.
Les autorités indiennes ont présenté mardi les dispositifs destinés aux rebelles maoïstes ayant choisi de déposer les armes. Cette démonstration intervient au lendemain de l’annonce par le ministre de l’Intérieur, Amit Shah, devant le Parlement, que le pays était désormais libéré de cette insurrection. Le gouvernement a intensifié ces deux dernières années ses opérations contre les derniers foyers de cette rébellion, dont l’influence s’était considérablement réduite.
Apparue à la fin des années 1960, la guérilla dite naxalite avait connu son apogée au milieu des années 2000, comptant alors des milliers de combattants et étendant son emprise sur de vastes territoires. Ces dernières années, sa présence s’était concentrée dans le district forestier et minier de Bastar, dans le centre du pays. Une cérémonie organisée à Dantewada, dans ce district, a servi de cadre à la mise en scène de cette politique de pacification. Des armes saisies ont été exposées, et cinq anciens insurgés se sont vus remettre un exemplaire de la Constitution indienne.
Les forces de sécurité affirment que le nombre de combattants actifs est aujourd’hui réduit à une poignée, contre plusieurs milliers il y a moins de cinq ans. Le chef de la police de Bastar a évoqué la fin prochaine de la « Mission 2026 », le plan gouvernemental visant à éradiquer l’insurrection. Il a détaillé les mesures d’accompagnement prévues pour les anciens rebelles, incluant la délivrance de papiers d’identité, des formations professionnelles et divers programmes de réinsertion sociale.
La visite d’un centre de formation a permis d’illustrer ces propos. On y observe d’anciennes combattantes apprendre la couture, tandis que d’anciens insurgés s’initient à la soudure pour fabriquer du mobilier urbain. Les témoignages recueillis auprès de ces personnes évoquent un désir de retour à une vie paisible, centrée sur l’agriculture ou la création d’une petite entreprise. Ce conflit, né d’une révolte paysanne contre des structures foncières jugées oppressives, a fait des milliers de victimes parmi les combattants, les forces de l’ordre et les civils pendant des décennies. Les insurgés justifiaient leur lutte par la défense des populations tribales marginalisées, dans des régions également convoitées pour leurs richesses minières.
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