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Culture

L’heure de vérité pour Pauline Dujancourt

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À quelques jours de son défilé londonien, la créatrice française vit au rythme d’une intense pression. Entre excitation et doutes, elle prépare la présentation de sa collection automne-hiver 2026-2027, fruit de plusieurs mois de travail.

L’atmosphère est électrique dans l’atelier de Pauline Dujancourt. La styliste française, installée à Londres, s’apprête à dévoiler sa nouvelle collection lors de la Fashion Week. Pour cette présentation qui ne durera que quelques minutes, des semaines de préparation ont été nécessaires, sous le regard attentif de près de cinq cents invités. La jeune femme de trente et un ans avoue traverser un tourbillon d’émotions, partagée entre l’enthousiasme et les interrogations de dernière minute sur ses choix esthétiques.

La capitale britannique, réputée pour son dynamisme et son soutien aux talents émergents, accueille cet événement majeur du calendrier de la mode. Diplômée de l’école Duperré à Paris et de Central Saint Martins à Londres, Pauline Dujancourt a fondé sa marque en 2022. Elle s’est depuis imposée par son expertise autour de la maille, qu’elle travaille dans une recherche de sensualité et de légèreté. Son parcours a été jalonné de reconnaissances, comme une place de finaliste au prix LVMH ou le soutien du Fashion Council britannique.

Les jours précédant le défilé sont minutieusement orchestrés. Autour de la créatrice, une équipe élargie à une cinquantaine de personnes s’active. Des couturières assemblent des pièces encore éparses, des essayages s’enchaînent, le casting des mannequins est finalisé. Chaque détail compte, des accessoires au maquillage, dans une course contre la montre où l’imprévu guette. La designer se souvient ainsi de son précédent show, perturbé par le retard de plusieurs mannequins, un souvenir qui illustre la tension propre à ces moments cruciaux.

La collection qui sera présentée s’inspire d’un thème historique fort, celui des femmes persécutées lors des chasses aux sorcières. Pauline Dujancourt explique vouloir leur rendre une forme de voix par la création, en insufflant de la beauté et de la poésie à cette mémoire sombre. Ses pièces, déjà distribuées au Japon, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni, attirent également une clientèle pour des robes de mariée.

Une fois la présentation terminée, la créatrice connaît souvent une phase de mélancolie, ce qu’elle appelle un « baby blues » post-adrénaline. L’intensité des préparatifs laisse alors place à un vide soudain. Mais le répit sera de courte durée. Après des rendez-vous professionnels à Paris, elle entamera presque immédiatement la conception de sa prochaine collection, dont le défilé est déjà programmé pour septembre 2026. Le cycle perpétuel de la création reprendra.

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