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Société

L’Europe face à l’IA : l’avertissement américain contre les mesures protectionnistes

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_**Le représentant des États-Unis auprès de l’Union européenne met en garde contre toute politique visant à restreindre les acteurs étrangers, estimant qu’elle nuirait à la compétitivité et à l’innovation du Vieux Continent.**_

L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Andrew Puzder, a exprimé des réserves quant à la stratégie européenne en matière d’intelligence artificielle. Selon lui, une approche fondée sur des mesures défavorables aux entreprises non européennes serait contre-productive pour les ambitions du bloc. Bruxelles doit présenter prochainement une feuille de route destinée à consolider son autonomie technologique et à réduire sa dépendance vis-à-vis de fournisseurs extérieurs.

Le diplomate a souligné que soutenir la compétitivité des sociétés européennes était un objectif légitime. En revanche, il a estimé qu’affaiblir délibérément la position de leurs concurrents, notamment les grands groupes technologiques, ne résoudrait pas les défis structurels auxquels ces entreprises sont confrontées. Une telle orientation, selon lui, risquerait d’isoler l’Europe des avancées majeures et de l’expertise développées outre-Atlantique, tout en décourageant les investissements nécessaires sur son sol.

Andrew Puzder a également pointé un risque de fragilisation face à d’autres puissances technologiques, sans la nommer explicitement. Parallèlement, il s’est félicité de l’initiative de la Commission européenne visant à établir un cadre de discussion bilatéral sur les questions numériques, un sujet fréquent de tensions. Il a appelé à une collaboration étroite et à des échanges constructifs entre les deux rives de l’Atlantique pour aborder ces enjeux.

L’ambassadeur a par ailleurs évoqué le sentiment, au sein de l’administration américaine, que la régulation européenne ciblerait de manière disproportionnée les groupes américains. Cette perception, alimentée par le nombre important d’amendes infligées, pourrait selon lui inciter ces entreprises à limiter leurs engagements en Europe par crainte de sanctions réglementaires.

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