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Économie

Les marchés financiers retrouvent un semblant de calme après la tempête pétrolière

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Une décision américaine inattendue concernant le pétrole russe a permis d’apaiser temporairement les tensions sur les cours du brut, offrant un répit aux places boursières. L’attention reste toutefois braquée sur les développements géopolitiques dans le Golfe.

Les marchés mondiaux ont affiché une légère embellie vendredi, portés par un reflux des prix de l’or noir. Cette détente fait suite à une initiative de Washington, qui a accordé une dérogation temporaire autorisant la vente de pétrole russe actuellement stocké sur des navires. Cette mesure, présentée comme un moyen d’élargir l’offre disponible, a contribué à calmer la fièvre sur les marchés des matières premières. Les deux références mondiales, le Brent de la mer du Nord et le WTI américain, ont ainsi cédé du terrain pour repasser sous la barre symbolique des 100 dollars le baril.

Cette accalmie relative a permis aux principales places boursières européennes d’afficher des progressions, bien que modestes. Paris, Londres, Francfort et Milan étaient toutes dans le vert en milieu de séance. Outre-Atlantique, l’indice Dow Jones ouvrait également en hausse, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 reculaient légèrement. Les observateurs notent cependant que cette stabilisation reste fragile et étroitement liée à l’actualité. Le sentiment dominant sur les marchés actions demeure l’aversion au risque, les investisseurs oscillant au gré des nouvelles venues du Moyen-Orient.

La situation géopolitique continue en effet de peser lourdement sur les perspectives. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour les exportations d’hydrocarbures, contraint les pays producteurs du Golfe à réduire significativement leur extraction. Selon les estimations, cette perturbation retrancherait près de 7,5% de l’offre pétrolière mondiale. Si les marchés espèrent encore que le choc sur les prix de l’énergie ne sera que passager, certains analystes estiment que les cours boursiers ne reflètent pas encore pleinement l’ensemble des risques économiques et géopolitiques engendrés par le conflit.

Sur le front obligataire, les taux d’intérêt sur la dette souveraine européenne ont connu un léger repli après leur récente ascension, elle-même alimentée par les craintes inflationnistes. Le taux de l’emprunt allemand à dix ans, référence sur le continent, s’est ainsi légèrement détendu après avoir touché son plus haut niveau depuis la fin de l’année dernière. Son homologue français, après avoir franchi un seuil inédit depuis 2011, a également reculé. Ce contexte de grande incertitude place les prochaines réunions des banques centrales, celle de la Réserve fédérale américaine puis celle de la Banque centrale européenne, sous haute surveillance. La donne a radicalement changé en quelques jours, au point que les anticipations de baisses de taux de la Fed cette année s’estompent désormais.

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