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Économie

Les anges gardiens des multinationales en zone de conflit

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Alors que les tensions s’exacerbent au Moyen-Orient, des sociétés spécialisées dans la gestion de crise sont mobilisées pour exfiltrer en toute discrétion les cadres expatriés et leurs familles. Leur intervention, complexe et onéreuse, s’adapte aux singularités d’un conflit aérien inédit.

Depuis le début des hostilités, ces entreprises ont activé leurs cellules opérationnelles. Leurs équipes, joignables en permanence, prodiguent en premier lieu des analyses de la situation sécuritaire et des recommandations en temps réel. Cette assistance permet aux directions des groupes concernés de prendre les décisions appropriées pour la protection de leurs effectifs.

Leurs clients, principalement des firmes internationales, des organisations non gouvernementales ou des établissements universitaires, sont rarement des particuliers. Les personnes prises en charge sont majoritairement des expatriés, des collaborateurs en déplacement professionnel ou même des salariés en vacances dans la région. Face à la dégradation du contexte, les employeurs mandatent ces sociétés pour organiser leur mise en sécurité ou leur rapatriement.

La présente crise présente des caractéristiques exceptionnelles, selon les professionnels du secteur. La menace, exclusivement aérienne, contraste avec les risques terrestres habituels, tels que les groupes armés ou les barrages routiers. Cette nature du conflit, couplée à la fermeture de nombreux aéroports, complique considérablement les opérations d’évacuation.

Les exfiltrations s’effectuent donc principalement par la route, à bord de véhicules adaptés au nombre de personnes à convoyer. Les convois, composés de chauffeurs et d’accompagnateurs maîtrisant les langues locales et les usages, empruntent des itinéraires complexes. L’objectif est de rallier un aéroport encore opérationnel, souvent situé en Arabie saoudite ou à Oman, d’où des vols commerciaux peuvent ensuite décoller.

Cette situation frappe des pays réputés jusqu’alors pour leur stabilité, ce qui a pris de nombreuses entreprises au dépourvu. Leur niveau de préparation à une crise de cette ampleur s’est parfois révélé insuffisant, malgré les recommandations des sociétés de sécurité. L’étendue géographique du conflit, touchant simultanément plusieurs nations, représente un autre défi logistique majeur.

Le coût de ces interventions reste confidentiel, les sociétés invoquant la diversité des scénarios et la discrétion contractuelle. Elles indiquent toutefois avoir pris en charge plusieurs centaines de personnes depuis le début des événements et que leurs activités se poursuivent.

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