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Les agents de sécurité des transports publics autorisés à tester le pistolet à impulsion électrique

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_**Le ministère des Transports a officialisé jeudi une phase d’expérimentation de trois ans. Une partie des forces de sécurité internes de la SNCF et de la RATP pourra être équipée de ce dispositif dit « non létal ».**_

Le gouvernement a acté le déploiement, à titre expérimental, de pistolets à impulsions électriques au sein des services de sécurité de la SNCF et de la RATP. Cette mesure, annoncée par le ministre des Transports, vise à offrir une réponse proportionnée face aux actes de violence dans les réseaux ferroviaires et de métro. Un décret conjoint des ministères de l’Intérieur et des Transports, publié au Journal officiel, en fixe le cadre pour une durée de trois ans.

L’objectif affiché est de renforcer la maîtrise des situations à risque, tout en limitant le recours aux armes à feu et les risques de blessures pour les tiers comme pour les agents. Dans un premier temps, l’équipement concernera environ dix pour cent des effectifs de la police ferroviaire, soit plusieurs centaines d’agents, et interviendra après la publication d’un arrêté détaillant les conditions d’emploi et une formation spécifique.

Les personnels visés, au sein du Service de Surveillance Générale de la SNCF et du Groupe de protection et de sécurité des réseaux de la RATP, sont déjà des agents assermentés habilités à porter des armes. Le port du nouveau dispositif sera néanmoins soumis à une autorisation individuelle. Le ministère des Transports justifie cette initiative par la demande de sécurité exprimée par les usagers et la nécessité pour les forces de l’ordre de pouvoir assurer leur protection et celle du public.

Le gouvernement s’appuie sur des exemples étrangers, citant notamment une intervention au Royaume-Uni où ce type d’équipement a permis de neutraliser un individu armé d’un couteau dans un train. À l’issue de la période d’expérimentation, une évaluation complète du dispositif sera conduite pour en mesurer les effets. Cette disposition figurait initialement dans une loi sur la sûreté dans les transports, adoptée au printemps dernier mais partiellement censurée pour des raisons de forme.

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