Économie
L’économie vénézuélienne sous la pression d’une inflation galopante
Les chiffres officiels, publiés après plus d’un an de silence, révèlent une accélération brutale de la hausse des prix en 2025, plongeant la population dans une précarité accrue.
La Banque centrale du Venezuela a confirmé une poussée inflationniste majeure l’an dernier, avec une progression des prix de 475 pour cent. Cette envolée, la plus élevée au niveau mondial selon certaines projections, marque un net renversement après une période de relative stabilisation. Elle intervient dans un contexte de perturbations monétaires et de tensions géopolitiques ayant pesé sur l’approvisionnement en devises.
Les conséquences sur le quotidien des Vénézuéliens sont sévères. Les salaires, souvent compris entre cent et trois cents dollars mensuels, sont largement insuffisants pour couvrir les besoins essentiels. Les denrées alimentaires et les boissons ont vu leurs prix bondir de plus de 530 pour cent sur un an, tandis que les coûts liés à la santé et à l’éducation ont augmenté dans des proportions similaires. Cette situation contraint les ménages à une gestion budgétaire extrêmement difficile, naviguant entre les enseignes pour tenter de trouver les produits les moins chers.
Les analystes pointent plusieurs facteurs à l’origine de cette dégradation. La fixation du taux de change officiel en 2024, dans un climat politique tendu, a créé des distorsions importantes. Parallèlement, le durcissement des sanctions internationales a limité les entrées de dollars, une monnaie pourtant devenue courante dans les transactions, faisant pression sur les prix des biens importés. La baisse des cours du pétrole a également affecté les recettes de l’État.
Cette flambée des prix contraste avec la forte croissance économique enregistrée par le pays sur la même période, estimée à près de neuf pour cent et largement portée par le secteur pétrolier. Elle survient également dans un environnement politique transformé depuis le début de l’année, avec un changement à la tête de l’exécutif et un réchauffement des relations diplomatiques avec les États-Unis. La nouvelle administration a engagé plusieurs réformes structurelles, notamment dans le secteur des hydrocarbures, et assoupli certaines régulations.
Les perspectives pour l’année en cours laissent entrevoir un ralentissement de l’inflation, anticipé autour de 108 pour cent, dans un contexte de normalisation partielle des échanges et de levée progressive des restrictions financières. La situation économique reste néanmoins fragile, tributaire de la stabilisation du cadre monétaire et de la capacité à juguler la hausse continue du coût de la vie pour une population éprouvée.
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