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L’écart salarial entre les sexes, une persistance qui défie le temps

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_**Les dernières données de l’Institut national de la statistique confirment une réduction trop lente des disparités de rémunération, projetant une résorption complète au-delà d’un demi-siècle.**_

La réduction des inégalités salariales entre les femmes et les hommes se poursuit, mais à un rythme qui s’essouffle. L’écart global de revenu salarial s’établissait à 21,8% l’an dernier, marquant un recul limité à 0,4 point, soit une progression deux fois moins rapide que la moyenne observée sur les cinq années précédentes. Cette tendance, si elle devait se maintenir à ce niveau, conduirait à une égalisation théorique seulement dans plus de cinquante-quatre ans.

La photographie est plus nuancée lorsque l’on compare des situations professionnelles similaires. À temps de travail et poste équivalents, l’écart se réduit à 3,5%. Cette différence résiduelle, bien que significative, met en lumière le poids d’autres facteurs structurels dans l’inégalité globale. Les femmes occupent en effet plus fréquemment des emplois moins rémunérés et des postes à temps partiel, ce qui contribue fortement à l’écart de 14% observé à durée de travail identique.

La dynamique des carrières révèle une aggravation des disparités avec l’avancée en âge. Chez les moins de 25 ans, l’écart à poste comparable est contenu à 3,2%. Il dépasse en revanche les 24% parmi les salariés de 60 ans et plus, illustrant un phénomène de divergence au fil de la vie active. Cette tendance persiste malgré un niveau de formation initiale souvent plus élevé chez les femmes et une entrée légèrement plus tardive sur le marché du travail.

L’analyse par catégorie socioprofessionnelle montre que les écarts varient considérablement selon les secteurs. À travail équivalent, les différences sont les plus marquées parmi les ouvriers, où elles atteignent 20%. Elles sont de 9,8% pour les professions intermédiaires, de 4,3% chez les cadres et de 1,3% parmi les employés. Ces chiffres soulignent la complexité d’un phénomène où les choix de secteur, les possibilités de promotion et les interruptions de carrière jouent un rôle déterminant.

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