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Le scrutin colombien ouvre la voie à la présidentielle

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Les électeurs ont désigné ce dimanche les membres du nouveau Congrès. Ce vote, qui s’est déroulé dans un climat apaisé malgré les tensions pré-électorales, constitue un premier test avant l’élection présidentielle de mai prochain.

Le dépouillement des bulletins est désormais engagé après la fermeture des bureaux de vote. Les résultats, attendus dans la soirée, dessineront la nouvelle configuration du Parlement, dont les 285 sièges sont à pourvoir. Cette élection législative intervient à moins de trois mois du premier tour de la présidentielle, un scrutin auquel le chef de l’État sortant, Gustavo Petro, ne pourra pas participer en raison de la limitation des mandats.

La coalition de gauche au pouvoir, le Pacte historique, cherche à préserver sa position de première force politique au Congrès, où elle détient actuellement 48 sièges sans disposer de la majorité absolue. Son ambition de réformer la Constitution, perçue par certains observateurs comme un risque de renforcement de l’exécutif, nécessiterait un large consensus qu’elle ne possède pas. À l’inverse, les formations de droite entendent retrouver une influence perdue lors du précédent cycle électoral, qui les avait vues perdre la présidence et leur primauté parlementaire.

Le processus électoral s’est déroulé sans incident majeur, en dépit d’un contexte marqué ces derniers mois par des actes de violence à l’encontre de personnalités politiques. Les autorités ont toutefois signalé des entrées illégales depuis le Venezuela malgré la fermeture des frontières, tandis que le président Petro a évoqué sur les réseaux sociaux des irrégularités présumées dans certains bureaux.

La campagne a été marquée par les promesses des différents camps. La droite, emmenée par l’ancien président Álvaro Uribe – candidat au Sénat après l’annulation judiciaire de sa condamnation –, mise sur un discours de fermeté sécuritaire face à la persistance des groupes armés. La gauche du président sortant plaide pour la poursuite de ses réformes sociales, dont certaines ont été bloquées par l’assemblée sortante.

L’enjeu de ce scrutin dépasse la seule composition du Parlement, qui entrera en fonction le 20 juillet. Il préfigure en effet la future relation entre les institutions, à quelques semaines d’une présidentielle où les favoris des sondages, le sénateur de gauche Iván Cepeda et l’avocat Abelardo de la Espriella, proche de la droite, auront besoin d’un appui parlementaire pour gouverner. Comme l’a résumé un électeur, la clé résidera dans la capacité du futur président et du Congrès à œuvrer de concert.

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