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Le Hezbollah affirme sa détermination face à Israël après une frappe meurtrière sur un centre médical

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Le ministère libanais de la Santé fait état de la mort de douze soignants dans le sud du pays. Le mouvement chiite se dit prêt à une confrontation prolongée, alors que les tensions régionales s’intensifient.

Une frappe aérienne attribuée à l’armée israélienne a touché un centre de soins primaires dans le sud du Liban, causant la mort d’au moins douze membres du personnel médical. Selon un communiqué du ministère libanais de la Santé, les victimes, en service au moment de l’attaque, étaient des médecins, des ambulanciers et des infirmiers. Un autre soignant a été blessé. Les opérations de secours se poursuivaient sur les lieux de l’incident, situé à Burj Qalawiya. Cette frappe constitue le deuxième assaut contre une infrastructure sanitaire en l’espace de quelques heures, après un précédent bombardement ayant coûté la vie à deux ambulanciers.

Dans ce contexte d’escalade, le chef adjoint du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé la posture du mouvement. Lors d’une allocution télévisée, il a indiqué que son organisation s’était préparée à une confrontation de longue durée avec Israël, qualifiant cet affrontement de bataille existentielle. Il a assuré que le Hezbollah ne permettrait pas à l’adversaire d’atteindre ses objectifs, ni d’étendre son contrôle sur le territoire libanais. Ces déclarations font écho aux menaces précédemment proférées par le ministre israélien de la Défense, qui avait averti qu’Israël ferait supporter au Liban un coût de plus en plus élevé, tant en termes d’infrastructures que de pertes territoriales, tant que le gouvernement libanais ne parviendrait pas à désarmer le Hezbollah.

Parallèlement, des informations font état d’un bombardement ayant touché un quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) dans le sud du pays. Selon l’agence de presse officielle libanaise, des obus sont tombés à l’intérieur du poste du bataillon népalais à Mays al-Jabal. Les autorités népalaises ont confirmé l’incident, précisant qu’aucun soldat n’avait été blessé, sans identifier formellement l’origine du tir. Un porte-parole du secrétaire général de l’ONU a indiqué que l’organisation était informée de la situation et qu’elle fournirait des précisions ultérieurement.

Lors d’une visite au Liban, le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel pressant en faveur d’un cessez-le-feu entre les parties, soulignant la nécessité de mettre un terme aux hostilités. Il a exprimé l’espoir de voir, à l’avenir, un Liban en paix, où l’État exercerait pleinement son autorité et où l’intégrité territoriale serait restaurée. De son côté, la présidence libanaise a indiqué n’avoir reçu aucune réponse à sa proposition d’engager des négociations directes avec Israël sous un parrainage international, en vue de mettre fin à un état de guerre technique qui perdure depuis des décennies.

Le bilan humain de cette récente phase de conflit s’alourdit. Les autorités libanaises font état de plus de sept cent soixante-treize morts depuis le début du mois, dont une centaine d’enfants, et de plus de huit cent mille personnes déplacées. La violence des combats continue de frapper les civils, comme en témoigne le cas d’un habitant d’Irkay qui a enterré ses quatre filles, tuées dans le bombardement de leur domicile. Cet homme, dont le visage portait des traces de blessures, a interpellé l’opinion en s’interrogeant sur la nature des cibles visées, alors que les corps de ses enfants étaient enveloppés dans des linceuls. Cinq autres membres de sa famille ont péri dans cette même attaque.

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