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Économie

Le Guyana aux urnes pour choisir son destin pétrolier

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L’élection présidentielle de ce petit pays sud-américain, désormais doté des plus importantes réserves d’or noir par habitant, s’annonce serrée entre trois principaux candidats, dans un contexte de tensions frontalières avec le Venezuela.

Les électeurs guyaniens se sont rendus aux urnes ce lundi pour désigner leur prochain président et renouveler leur Assemblée nationale. Ce scrutin revêt une importance particulière, le vainqueur étant appelé à gérer l’importante manne pétrolière qui transforme radicalement l’économie de cette nation jusqu’alors modeste.

Dès l’ouverture des bureaux de vote, une trentaine de personnes patientaient devant l’école Plaisance, en périphérie de Georgetown. Le candidat de l’opposition Aubrey Norton a été parmi les premiers à déposer son bulletin dans l’urne. Les opérations électorales, qui concernent environ 750 000 votants, représentent un défi logistique considérable dans ce pays où la forêt tropicale couvre plus de 95 % du territoire.

Trois candidats principaux se disputent la succession présidentielle. Le président sortant Mohamed Irfaan Ali, du Parti populaire progressiste, brigue un second mandat. Il fait face à Aubrey Norton, leader du Partenariat pour une nouvelle unité, et à Azruddin Mohamed, un milliardaire populiste souvent comparé à Donald Trump qui vient de créer son propre mouvement politique.

La campagne électorale s’est articulée autour des promesses de redistribution de la richesse pétrolière. Les candidats se sont engagés à augmenter les revenus des citoyens, à développer les infrastructures et à améliorer les services publics, dans un contexte d’inflation préoccupante.

Le futur président devra également gérer le contentieux territorial avec le Venezuela voisin, qui revendique la région de l’Essequibo, zone riche en ressources naturelles représentant les deux tiers du territoire guyanien. Des incidents frontaliers récents, dont des tirs attribués à Caracas, ont rappelé la persistance de cette tension diplomatique.

Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant jeudi, selon les estimations de la commission électorale. Le scrutin traditionnellement marqué par les clivages ethniques pourrait cette fois être bouleversé par l’émergence d’une troisième force politique, reflétant les aspirations changeantes d’une population confrontée à une transformation économique sans précédent.

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