Économie
Le gouvernement suspend l’examen de la loi sur le travail du 1er mai
_**Face à la mobilisation des organisations syndicales, l’exécutif a décidé de surseoir à la procédure parlementaire, préférant ouvrir une phase de dialogue.**_
La perspective d’une adoption accélérée du texte élargissant les possibilités de travail le 1er mai s’est éloignée lundi. Le gouvernement a en effet indiqué qu’il n’envisageait pas, à ce stade, de convoquer la commission mixte paritaire qui aurait pu permettre un vote définitif. Cette décision intervient à la veille d’une rencontre entre le ministre du Travail et les dirigeants des principales centrales syndicales.
Dans un courrier transmis dimanche, huit organisations, dont la CFDT, la CGT et FO, avaient pressé le Premier ministre de renoncer à cette procédure, invoquant le respect de la démocratie sociale. Matignon avait rapidement répondu en excluant tout « passage en force ». Une source gouvernementale a confirmé lundi que la convocation de la commission était improbable pour mardi, le temps d’évaluer les résultats de la concertation en cours.
Plusieurs syndicalistes ont salué cette pause comme un signe positif, tout en restant fermement opposés au fond du texte. Ils estiment que la majorité parlementaire, qui a largement voté le texte la semaine dernière, demeure favorable à un assouplissement de la réglementation. L’objectif des négociations serait donc, selon eux, de limiter au maximum la liste des établissements autorisés à ouvrir ce jour férié.
Les syndicats dénoncent un projet de décret d’application qui étendrait considérablement les dérogations au-delà des seules boulangeries artisanales et fleuristes. Seraient également concernées les grandes enseignes de bouche, les jardineries, les cinémas, les musées ou encore les grandes surfaces spécialisées dans la vente de fruits et légumes. Pour les organisations, il s’agit d’une remise en cause du caractère exceptionnel de cette journée, actuellement le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés.
Le débat avait été relancé l’an dernier suite à des contrôles et des amendes infligées à des boulangers employant du personnel salarié le 1er mai. La loi actuelle autorise un artisan à travailler ce jour-là, mais uniquement seul ou aidé par des membres de sa famille non salariés. Les syndicats rappellent que cette journée revêt une forte dimension symbolique et qu’elle doit le rester, appelant le gouvernement à s’en remettre aux conclusions de la négociation sociale.
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