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Économie

Le gouvernement français s’oppose à toute relance des hydrocarbures en Outre-mer

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La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé que l’exécutif émettrait un avis défavorable sur une proposition de loi sénatoriale visant à autoriser de nouvelles prospections. Elle a souligné l’incompatibilité d’une telle mesure avec les engagements climatiques internationaux de la France.

Le gouvernement a pris position contre un texte législatif qui viserait à lever l’interdiction de recherche et d’exploitation des énergies fossiles dans les territoires ultramarins. Cette proposition, portée par des sénateurs du groupe majoritaire et soutenue par plusieurs élus locaux, sera examinée au Sénat. La ministre de la Transition écologique a indiqué que le ministre de l’Économie défendrait la position de l’exécutif, laquelle consiste à émettre un avis négatif.

Cette announce intervient dans un contexte où la France s’est engagée à l’international, notamment en co-pilotant une alliance pour sortir des énergies fossiles. La ministre a rappelé que soutenir ce texte rendrait la position française intenable sur la scène mondiale. Elle a également mis en avant les risques environnementaux, évoquant les dommages certains pour les écosystèmes, face à des retombées économiques qu’elle juge hypothétiques.

Le débat sur le développement économique des outre-mer, et notamment de la Guyane, face aux impératifs écologiques, n’est pas nouveau. Il avait déjà provoqué des tensions au sein du gouvernement l’année dernière. La loi actuelle, adoptée en 2017, interdit toute nouvelle prospection d’hydrocarbures sur le territoire national. Un précédent permis d’exploration au large de la Guyane avait expiré sans avoir conduit à des découvertes commerciales.

La perspective de ressources pétrolières suscite néanmoins des espoirs localement, en regard de l’activité développée par les pays voisins comme le Brésil, le Suriname ou le Guyana. Des organisations non gouvernementales environnementales se sont fermement opposées à la proposition de loi, la qualifiant de promesse irresponsable. Le groupe sénatorial à l’origine du texte a fait savoir qu’il le maintenait, souhaitant que la chambre haute puisse se prononcer sur ce sujet.

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