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Économie

Le gouvernement face à la hausse des carburants, la marge de manœuvre budgétaire étroite

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Alors que les prix à la pompe s’envolent sous l’effet des tensions géopolitiques, l’exécutif écarte pour l’instant toute mesure fiscale d’envergure, privilégiant un soutien ciblé aux secteurs professionnels en difficulté.

L’envolée récente des tarifs des carburants, consécutive à l’intensification des hostilités au Moyen-Orient et aux attaques contre des infrastructures énergétiques, place le gouvernement dans une posture d’attente prudente. Contraint par des impératifs de rigueur budgétaire, l’exécutif a indiqué qu’il n’envisageait pas, à ce stade, de recourir à une baisse des taxes sur les produits pétroliers. Cette fiscalité constitue pourtant plus de la moitié du prix payé par les consommateurs à la pompe.

La porte-parole du gouvernement a confirmé cette orientation, soulignant que les finances publiques ne permettaient pas de retrouver la logique du « quoi qu’il en coûte ». L’objectif de réduction du déficit public à 5% du PIB et l’engagement de ne pas alourdir la fiscalité des ménages dans le budget en cours limitent les possibilités d’intervention. L’accent est donc mis sur l’identification et le traitement des difficultés de trésorerie rencontrées par certaines professions, comme les transporteurs ou les pêcheurs, particulièrement exposées à cette flambée des coûts.

Plusieurs réunions se sont tenues en ce sens à Matignon et à Bercy. Il s’agissait notamment de réaliser un point d’étape pour contenir les hausses de prix, d’organiser des échanges avec les distributeurs et les industriels, et de préparer des mesures de soutien aux entreprises les plus vulnérables. Le Premier ministre a également demandé à ses ministres de travailler sur les aspects liés à la sécurité d’approvisionnement.

Face aux propositions d’opposition, comme une baisse généralisée de la TVA ou un blocage des prix, jugées trop coûteuses ou risquant d’entraîner des pénuries, l’exécutif maintient sa ligne. Il se dit néanmoins prêt à adapter sa position si la crise venait à se prolonger. La France estime par ailleurs être relativement moins exposée que certains de ses voisins européens, en raison de son important parc de production nucléaire.

La situation internationale reste la principale source d’inquiétude. Les récentes frappes contre des sites gaziers majeurs, couplées aux perturbations dans les voies de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz, font peser une menace durable sur les approvisionnements mondiaux. Le président de la République a appelé à un arrêt des combats et mis en garde contre les conséquences à long terme de la destruction des capacités de production énergétique.

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