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Le bras de fer pour SFR s’intensifie sur le marché télécoms français

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Trois opérateurs historiques persistent dans leur projet de rachat groupé de SFR, malgré le refus initial d’Altice France, ouvrant une phase de négociations déterminante pour l’avenir du secteur.

Bouygues Telecom, Orange et Iliad, maison mère de Free, ont confirmé le maintien de leur offre conjointe de reprise des actifs de SFR, évaluée à dix-sept milliards d’euros. Cette proposition, déposée mercredi soir, survient quelques heures après son rejet par Altice France, propriétaire de l’opérateur ciblé. Les trois groupes se disent convaincus de la pertinence de leur démarche et souhaitent engager un dialogue constructif avec le vendeur et ses actionnaires.

Les observateurs perçoivent dans cette initiative la relance d’un scénario de consolidation du marché, absent depuis la tentative avortée de rachat de Bouygues Telecom en 2016. Pour les experts, la position des repreneurs potentiels constitue une base de discussion, même si le montant proposé est jugé inférieur aux valorisations usuelles du secteur. La banque UBS estime ainsi l’offre légèrement en deçà de la moyenne, tout en reconnaissant sa crédibilité.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte d’assainissement financier pour Altice France, dont la dette a été réduite à 15,5 milliards d’euros début octobre. Le groupe se présente désormais en position de force, mettant en avant la qualité de ses actifs et l’amélioration de sa situation opérationnelle. Plusieurs acteurs du marché avaient déjà exprimé leur intérêt pour certains de ces actifs, selon les déclarations récentes de sa direction.

Les autorités réglementaires suivent ce dossier avec attention. Le ministre de l’Économie a souligné sa vigilance quant aux conséquences sur la concurrence et les prix, rappelant que la France bénéficie actuellement de tarifs parmi les plus bas d’Europe. Les syndicats, de leur côté, redoutent un impact social significatif, avec des risques de suppressions d’emplois directs et indirects. La CFDT et l’Unsa ont d’ores et déjà engagé des recours contre le plan de sauvegarde accélérée d’Altice France, dont l’examen est prévu début novembre.

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