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Politique

L’Arcom face à la quadrature du cercle réglementaire

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Le régulateur des médias, pris entre les accusations de laxisme et celles de censure, défend la subtilité de son action dans un contexte de fortes tensions.

Le président de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), Martin Ajdari, a pris la plume pour répondre aux nombreuses critiques adressées à l’institution. Dans un texte diffusé à la presse, il souligne la nature délicate de sa mission, tiraillée entre des demandes contradictoires de la part du public et des acteurs médiatiques. Selon lui, cette double exposition à des reproches opposés pourrait même être le signe d’un positionnement équilibré.

L’instance indépendante est régulièrement sommée, d’un côté, de restreindre certaines prises de parole et, de l’autre, de ne pas entraver une liberté d’expression conçue de manière absolue. Cette polarisation s’est récemment illustrée autour de dossiers concernant plusieurs médias, dont la chaîne CNews et la station Europe 1. Le régulateur rejette toute idée de défaillance dans l’exercice de ses prérogatives. Il rappelle notamment avoir adressé, en période électorale, de nombreuses mises en garde aux éditeurs pour le respect du pluralisme, des injonctions généralement suivies d’effet.

La décision de sanctionner financièrement CNews au début de l’année, suite à des propos tenus à l’antenne, a également relancé le débat sur le périmètre d’intervention de l’Arcom. Sa direction précise que ses actions ciblent non pas les intervenants eux-mêmes, mais les chaînes qui manqueraient à leur obligation de contrôle éditorial. Le but affirmé est de garantir le respect des règles sans porter atteinte à la liberté d’opinion des personnes.

Cette défense de l’action régulatrice intervient dans un paysage médiatique où les attentes sociétales en matière de déontologie et d’équilibre des contenus ne cessent de croître. L’institution, dont les compétences s’étendent désormais au domaine numérique, doit composer avec des moyens qu’elle estime limités au regard de ses missions élargies. Son budget et ses effectifs font l’objet d’un examen constant pour répondre à ces nouveaux défis.

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