Nous rejoindre sur les réseaux

News

L’ancien Premier ministre met en garde contre une délégitimation ciblée de la gauche radicale

Article

le

Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, Dominique de Villepin estime que la focalisation sur La France insoumise sert objectivement le Rassemblement national, qu’il décrit comme la principale force de désordre.

L’ancien chef du gouvernement a employé une référence à la vie politique américaine pour qualifier la période actuelle. Selon lui, le pays connaît une phase de délégitimation systématique d’une partie de l’échiquier politique, couplée à une victimisation des formations d’extrême droite. Cette dynamique, écrit-il, prépare une forme de prise de pouvoir.

Il appelle néanmoins le parti de Jean-Luc Mélenchon à refuser toute ambiguïté envers la violence et critique une radicalité verbale qui, selon lui, finit par échapper à ses promoteurs. Mais sa charge principale vise les autres familles politiques. Il fustige ce qu’il considère comme une erreur majeure, consistant à établir une équivalence morale entre toutes les radicalités, comme si elles présentaient la même nature et le même danger.

Cette prétendue symétrie des violences est, à ses yeux, une illusion. Il avance que les groupuscules violents d’extrême droite sont bien plus nombreux et que le RN est en position de force pour les échéances électorales futures. En concentrant tous les efforts critiques sur la gauche radicale, par tactique ou par facilité, on créerait un corridor de respectabilité pour le parti d’extrême droite, lui accordant le privilège d’apparaître comme la réponse au désordre.

La diabolisation de La France insoumise, même facilitée par certains de ses propres excès, n’aurait ainsi qu’un seul objectif, légitimer une prise de pouvoir à caractère identitaire et justifier des ralliements toujours plus nombreux. L’ancien Premier ministre rejette également l’idée d’une normalisation de l’extrême droite, arguant que ses fondamentaux n’ont pas changé, comme en témoigneraient selon lui certains symboles récemment apparus dans l’espace public. Il alerte sur un point de non-retour qui approcherait, où la maîtrise du débat public échapperait aux forces démocratiques.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus