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Culture

L’Amérique s’invite à Rock en Seine : entre pop flamboyante, rap électrique et polémiques politiques

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Le festival parisien ouvre ses portes avec un plateau majoritairement américain, où l’art côtoie les prises de position politiques, dans un contexte de vives tensions internationales.

La programmation de cette édition de Rock en Seine s’articule autour d’une forte présence d’artistes venus des États-Unis. Parmi les têtes d’affiche, la chanteuse Chappell Roan, reconnue pour son esthétique drag et ses performances théâtrales, assure la soirée d’ouverture. Son ascension fulgurante ces derniers mois en a fait bien plus qu’une simple participante, au point que la direction du festival évoque un véritable « phénomène culturel ». Elle rejoint ainsi le cercle des artistes féminines qui ont lancé l’événement ces dernières années.

Le rap américain est également à l’honneur avec Doechii, récente lauréate d’un Grammy et attendue pour son premier concert hexagonal, ainsi que Kid Cudi, appelé en remplacement d’ASAP Rocky, initialement programmé mais finalement forfait. La scène électronique ne sera pas en reste, avec des performances visuelles ambitieuses signées Anyma et Justice.

Côté rock, les vétérans de Queens of the Stone Age clôtureront le festival dimanche, confirmant la diversité stylistique de l’affiche. Mais c’est le trio nord-irlandais Kneecap qui cristallise l’attention en raison de ses prises de position politiques. Le groupe, dont l’un des membres est poursuivi en justice au Royaume-Uni pour apologie supposée du terrorisme, a transformé ses concerts en tribunes pro-palestiniennes, déclenchant une polémique jusqu’au plus haut niveau de l’État.

La municipalité de Saint-Cloud a retiré son soutien financier au festival, une décision sans précédent. Les organisateurs affirment avoir longuement examiné la situation et dialogué avec le groupe pour éviter tout dérapage durant leur prestation. Le ministre de l’Intérieur a pour sa part rappelé que toute incitation à la haine ou apologie du terrorisme serait sévèrement poursuivie. En coulisses, le propriétaire du festival défend le principe de liberté d’expression, mettant en garde contre les risques d’une censure qui pourrait s’étendre à d’autres événements culturels.

Avec près de 40 000 visiteurs quotidiens attendus, Rock en Seine confirme son statut de rendez-vous musical majeur de la rentrée, entre célébrations artistiques et questions sociétales.

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