Europe
L’Allemagne sort définitivement du nucléaire en déconnectant ses trois derniers réacteurs du réseau électrique
Les centrales doivent être déconnectées du réseau électrique d’ici à minuit, samedi. L’aboutissement d’une sortie de l’atome initiée par Berlin en 2003.
L’Allemagne tourne définitivement le dos à l’énergie atomique, samedi 15 avril : les trois derniers réacteurs nucléaires en activité dans le pays doivent être déconnectés du réseau électrique avant minuit. Prévue de longue date au 31 décembre 2022, cette fermeture avait été retardée de quelques mois en raison de la guerre en Ukraine et de la fin des livraisons de gaz russe à l’Allemagne. Depuis 2003, 16 autres réacteurs avaient déjà cessé de produire de l’électricité outre-Rhin.
Les réacteurs d’Isar 2 (Sud-Est), Neckarwestheim (Sud-Ouest) et Emsland (Nord-Ouest) ont fourni 6% de l’énergie produite en Allemagne en 2022, alors que le nucléaire représentait 30,8% de la production en 1997.
Pour remplacer le nucléaire, l’Allemagne a investi dans les énergies renouvelables, dont la part dans le « mix » de production a atteint 46% en 2022, contre moins de 25% dix ans plus tôt. Mais les centrales à charbon représentent encore un tiers de la production du pays, une proportion en hausse de 8% en 2022 face aux difficultés d’approvisionnement en gaz. Berlin a pour objectifs de fermer ces centrales en 2038 et de couvrir 80% de ses besoins en électricité par le renouvelable d’ici à 2030.
La sortie progressive du nucléaire avait été décidée par l’Allemagne au début des années 2000, puis accélérée par la chancelière Angela Merkel après la catastrophe de Fukushima (Japon) en 2011.
Alors que cette politique a longtemps fait consensus en Allemagne, l’opinion publique a évolué du fait de la guerre en Ukraine : dans un récent sondage pour la chaîne de télévision publique ARD, 59% des personnes interrogées estiment qu’abandonner le nucléaire dans ce contexte n’est pas une bonne idée.
« C’est une erreur stratégique, dans un environnement géopolitique toujours tendu », a affirmé Bijan Djir-Sarai, le secrétaire général du parti libéral FDP, pourtant membre de la coalition gouvernementale aux côtés des sociaux-démocrates et des écologistes.
« Les risques liés à l’énergie nucléaire sont définitivement non maîtrisables », a insisté cette semaine la ministre de l’Environnement, Steffi Lemke, une écologiste. Quelques centaines de personnes ont célébré cette sortie du nucléaire à Munich et à Berlin, à l’invitation de l’ONG Greenpeace.
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