Faits Divers
L’affaire Kurosaki : une trace ADN inconnue relance le procès
_**Dix ans après la disparition de l’étudiante japonaise, la cour d’assises du Rhône a ordonné de nouvelles expertises génétiques, répondant à une requête de la défense de l’ex-compagnon, jugé pour assassinat.**_
La cour d’assises du Rhône a accédé mercredi à une demande des conseils de Nicolas Zepeda, en ordonnant la comparaison d’un profil génétique découvert sur un oreiller avec le fichier national des empreintes. Cet élément matériel, présenté par l’accusation comme une pièce à conviction centrale, avait été retrouvé dans la chambre universitaire de Narumi Kurosaki, portée disparue en décembre 2016 à Besançon. Le corps de la jeune femme n’a jamais été localisé.
L’examen de cette trace, qualifiée de faible par les experts, constitue le seul supplément d’enquête autorisé par le président de la cour sur les quatre sollicités par la défense. Les avocats de l’accusé, qui dénoncent une instruction focalisée sur un suspect unique, estiment que cet ADN inconnu pourrait être déterminant. À l’inverse, la partie civile avance que cette trace provient vraisemblablement du personnel d’entretien ou de la blanchisserie de la résidence étudiante.
Cette décision intervient dans le cadre du troisième procès de Nicolas Zepeda, citoyen chilien âgé de 35 ans. Condamné à vingt-huit années de réclusion criminelle en première instance puis en appel, il bénéficie d’un nouveau jugement après l’annulation de la précédente décision pour vice de procédure. Il conteste fermement toute implication dans la disparition de son ancienne compagne.
L’accusation s’appuie sur un ensemble de faisceaux d’indices, notamment une série de communications électroniques. Après le départ supposé de la victime, ses proches ont continué de recevoir, durant neuf jours, des messages depuis ses comptes personnels. Les enquêteurs ont établi que ces connexions, jugées inhabituelles par leurs destinataires, émanaient d’adresses IP localisées entre la France et le Chili, et attribuées à Nicolas Zepeda. La défense a vu une nouvelle demande de saisie auprès de la plateforme Facebook rejetée par la cour.
Les investigations ont par ailleurs retracé les déplacements de l’accusé en France fin novembre 2016. Alors qu’il affirmait initialement être venu pour ses études, les relevés téléphoniques, les trajets d’un véhicule de location et plusieurs témoignages ont dépeint un homme épiant pendant quatre jours Narumi Kurosaki et son nouveau compagnon. Nicolas Zepeda soutient que leur rencontre, le 4 décembre, fut fortuite et qu’ils se sont réconciliés. Cette même nuit, des résidents de la cité universitaire ont rapporté avoir entendu des cris féminins suivis d’un long râle.
Le ministère public décrit un homme éconduit, animé par un orgueil blessé, qui aurait prémédité un acte de possession ultime. L’instruction a mis en lumière la dégradation de leur relation, initiée au Japon en 2014 et rompue peu après l’installation de la jeune femme en France pour ses études. Arrêté au Chili puis extradé, Nicolas Zepeda est détenu depuis quatre ans dans l’attente de son jugement définitif.
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